La nouvelle convention collective dans le secteur des bus est enfin signée !

Après de longues négociations et puis des retards dus en raison du gouvernement qui, au début, ne voulait pas adapter le budget des appels d’offres de l’Etat au 1er janvier, la nouvelle convention collective du secteur des entreprises de bus privées a finalement pu être signée entre l’OGBL, le LCGB et les représentants patronaux de la FLEAA, le 9 février, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024 et pour une durée de 3 ans.

La nouvelle convention collective prévoit, entre autres, les améliorations suivantes pour le personnel mobile :

  • 13e mois de salaire versé mensuellement, soit chaque mois 1/12e du salaire comme complément de salaire
  • chèques-repas d’un montant de 10,80 euros pour chaque période de travail posté (amplitude) d’au moins 6 heures pour les conducteurs de bus et de minibus
  • 4 jours supplémentaires de congé annuel
  • augmentation de la grille salariale de 500 euros pour les conducteurs titulaires d’un permis D1
  • pour les conducteurs d’autobus: une prime de 80 euros pour chaque jour de travail excédant le nombre de jours de travail normal sur une période de référence de 4 mois
  • paiement direct de la prime de 80 euros si les jours de travail supplémentaires dépassent 5

Ces avancées sont en partie historiques et sont également soutenues à 100% par l’OGBL.

En même temps, la FLEAA et le syndicat majoritaire dans le secteur des bus, le LCGB, ont modifié, peu avant la signature, des passages du texte qui représentent des détériorations dans la convention collective et qui n’étaient pas convenues dans l’accord de principe. Dès le début, l’OGBL s’est opposé à ces détériorations et a insisté pour que l’accord de principe soit appliqué 1 à 1.

  • Seulement deux jours de congé supplémentaires après 25 ans d’ancienneté dans l’entreprise, au lieu de 2 jours après 23 ans et 1 jour après 30 ans comme auparavant (art. 9.2.1.).
  • Amendement de l’article 2 qui prévoyait initialement que la dérogation pour les salariés à temps partiel relative à l’heure de travail facturée en plus pour les amplitudes inférieures à 6 heures ne s’applique que si elle est explicitement mentionnée dans le contrat de travail ; désormais, la dérogation s’appliquera automatiquement à tous les salariés à temps partiel.
  • L’article 16.2. relatif à l’établissement des plans de travail ne fait plus du tout référence à des délais concrets (jusqu’à présent : 48 heures).

Le patronat et le LCGB, qui dispose actuellement d’une faible majorité dans le secteur, étaient pourtant déjà d’accord et ne voulaient pas réviser ces passages. Un front syndical uni aurait pu l’empêcher.

Mis devant le fait accompli et afin que la convention collective puisse entrer en vigueur sans plus tarder et que les chauffeurs puissent enfin profiter de leur 13e mois de salaire, de chèques-repas et de jours de congé supplémentaires qui se faisaient attendre depuis longtemps, l’OGBL a cosigné la convention collective malgré ces objections.

De tels incidents démontrent justement l’importance que l’OGBL soit renforcé dans le secteur des bus. L’OGBL a déjà prouvé à de nombreuses reprises au cours des dernières années qu’il est prêt à défendre les droits de tous les salariés, même quand d’autres ont déjà cédé depuis longtemps.

Communiqué par le syndicat Transport sur Route & Navigation/ACAL,
le 9 février 2024

La convention collective des salariés du secteur des bus privés sera appliquée rétroactivement au 1er janvier 2024

En présence des présidents de l’OGBL et du LCGB, une réunion avec la FLEAA, la ministre de la Mobilité et des Travaux Publics et le ministre des Finances s’est tenue le 5 février 2024 au ministère de la Mobilité et des Travaux Publics afin de clarifier la question du financement de la nouvelle convention collective du secteur des bus.

Lors de cette entrevue, les syndicats ont insisté et rappelé qu’un accord de principe a été signé le 14 septembre 2023 en vue d’une application de la convention collective au 1er janvier 2024.

Pour rappel, les négociations ont abouti notamment aux améliorations suivantes :

  • un 13e mois payable mensuellement pour tout le personnel roulant, donc chaque mois 1/12e de la rémunération en tant que complément de salaire
  • des chèques repas de 10,80 euros pour chaque amplitude d’au moins 6 heures pour les chauffeurs de bus et minibus
  • 4 jours de congé annuel supplémentaire
  • une prime de 80 euros par jour de travail dépassant le nombre de jours de travail normaux sur une période de référence de 4 mois
  • le paiement direct de la prime de 80 euros en cas d’accumulation de plus de 5 jours supplémentaires de travail à la fin du mois
  • le paiement direct des heures supplémentaires dépassant 10% du temps de travail mensuel pendant la période de référence de 4 mois
  • l’augmentation de 500 euros du barème des chauffeurs avec permis D1 à partir du 1er janvier 2024

Au cours de la réunion du 5 février 2024, les ministres ont confirmé leur engagement pour la mise en application des améliorations négociées rétroactivement au 1er janvier 2024.

Celle-ci sera définitivement validée le 7 février 2024 lors du prochain Conseil de gouvernement

Par conséquent, la convention collective pourra être signée le 9 février 2024 et les salariés du secteur pourront ensuite bénéficier des avantages négociés avec effet rétroactif au 1er janvier 2024.

Pour l’OGBL, la nouvelle convention collective constitue un grand pas en avant vers la reconnaissance du travail quotidien des chauffeurs dans les entreprises de bus !

Communiqué le 5 février 2024

La signature de la convention collective traîne !

Le 14 septembre les syndicats signataires et les représentants des employeurs du secteur bus privé ont signé un accord de principe concernant le renouvellement de la convention collective sectorielle. Au cours des mois suivants, les textes de la nouvelle convention collective ont été rédigés et finalisés. La convention collective est donc en principe prête à signer.

Pourtant, les partis signataires de la convention collective attendent toujours le retour du ministère de la mobilité. Cependant, l’accord de principe entre employeurs et syndicats stipule clairement que la nouvelle convention prendra effet à partir du 1er janvier 2024, donc aussi de manière rétroactive.

Vu l’urgence du dossier, l’OGBL a donc pris contact avec l’organisation des employeurs, exigeant la signature et mise en œuvre de la convention collective renouvelée au plus vite possible. Une copie a également été envoyée au ministère.

L’OGBL attend aussi des responsables politiques une réaction rapide afin de pouvoir améliorer les conditions de travail du secteur. Tout retard supplémentaire dû à des inerties politiques remet en question le modèle social luxembourgeois. Cette convention collective doit être signée encore en janvier !

L’OGBL et ses délégués resteront à votre entière disposition et vous informeront de tout nouveau développement dans le dossier.

Publié le 12 janvier 2024

Les lignes de bus U desservant les usines seront maintenues!

Au cours des dernières semaines, l’OGBL a sollicité la nouvelle ministre de la Mobilité afin d’organiser une entrevue d’urgence au sujet de la suppression annoncée d’environ 13 lignes U desservant des usines, dont notamment celle de Goodyear qui emploie plus de 3500 personnes. Hélas, cette demande est restée, jusqu’à aujourd’hui, sans réponse.

Malgré le refus de la ministre de rencontrer le plus grand syndicat du pays, l’OGBL a récemment appris que les 13 lignes U en question seront finalement maintenues.

L’OGBL salue bien évidemment le maintien de ces lignes, mais il restera attentif à l’évolution de la situation. Il n’acceptera surtout aucune suppression de lignes sans qu’une alternative ne soit trouvée au préalable pour les salariés concernés.

Enfin, l’OGBL déplore le manque de communication de la part du ministère de la Mobilité au cours des dernières semaines. Dans ce contexte, l’OGBL recommande à la ministre de revoir sa politique envers le plus grand syndicat du pays — le dialogue social luxembourgeois n’est pas une voie à sens unique et repose avant tout sur la communication.

Communiqué par les syndicats Transport sur Route & Navigation/ACAL, Chimie et Transformation sur métaux de l’OGBL,
le 5 décembre 2023

La ministre de la Mobilité doit agir sans délai!

Les syndicats du transport routier et de l’industrie de l’OGBL ont pris contact avec le ministère de la Mobilité afin d’obtenir enfin des réponses à une multitude de questions et de revendications émanant des salariés concernés par la suppression annoncée des lignes desservant les usines du nord du pays à partir du 10 décembre 2023.

L’OGBL avait déjà sollicité une entrevue d’urgence le 14 novembre — sans obtenir de réponse jusqu’à présent ! Dans moins de deux semaines, les lignes en question seront supprimées sans que des alternatives pour les salariés des usines en question, dont notamment celle de Goodyear, ne soient prévues.

L’OGBL constate que la ministre de la Mobilité ne montre actuellement aucune volonté de pratiquer le dialogue social et ignore tout simplement les besoins des salariés !

Si le ministère ne se manifeste pas d’ici la fin de la semaine avec des propositions de dates concrètes, l’OGBL engagera des actions syndicales.

Communiqué par les syndicats Transport sur Route & Navigation/ACAL, Chimie et Transformation sur métaux de l’OGBL,
le 30 novembre 2023

Non à la suppression des lignes de bus desservant les usines !

L’OGBL vient d’apprendre que 13 lignes de bus U desservant une multitude d’usines, dont notamment celle de Goodyear à Colmar-Berg, vont être supprimées à partir du 10 décembre, privant ainsi des milliers de travailleurs de transports en commun pour se rendre sur leur lieu de travail et mettant également en péril l’emploi des chauffeurs de bus de Sales-Lentz qui opèrent sur ces les lignes en question.

L’OGBL tient à souligner que lors de la dernière entrevue entre le ministre de la Mobilité, François Bausch, et les syndicats de l’OGBL chargés du transport sur route et de l’industrie, il avait été convenu qu’aucune ligne desservant des usines ne serait supprimée sans qu’une alternative viable n’ait été trouvée.

Or, à la connaissance de l’OGBL, aucune alternative n’est actuellement prévue pour les personnes concernées, dont notamment les 3 500 salariés de Goodyear. Par conséquent, l’OGBL considère la suppression pure et simple des lignes en question comme une violation de l’accord trouvé avec François Bausch lors de la dernière réunion.

L’OGBL appelle le ministre de la Mobilité à respecter son engagement et à continuer d’assurer le fonctionnement des lignes desservant les usines !

L’OGBL a également demandé au ministre une entrevue urgente afin de trouver avec lui une solution qui puisse convenir aux salariés concernés. Si un accord n’est pas trouvé au plus vite, l’OGBL se dit prêt à engager des actions syndicales.

Communiqué par les syndicats Transport sur Route & Navigation/ACAL, Chimie et Transformation sur métaux de l’OGBL, le 14 novembre 2023