Une prime pour 2024 et une meilleure grille de salaires dès 2025

Ce 16 avril 2024, après un an de négociations intenses, l’OGBL, syndicat majoritaire, et le LCGB ont enfin trouvé un accord avec la direction de lux-Airport sur la mise en place d’une nouvelle convention collective de travail (CCT) pour la période du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2027.

Cet accord prévoit une nouvelle grille de salaires attendue depuis longtemps par les quelque 360 employés de lux-Airport qui assurent la gestion et la sécurité de l’aéroport. La pandémie et la crise de l’aviation qui s’en est suivie ont retardé les négociations, mais grâce à une clause prévoyant la reprise des négociations en cas d’amélioration de la situation, les discussions ont pu reprendre début 2023.

L’accord trouvé qui représente une avancée majeure pour les salariés de lux-Airport prévoit les améliorations suivantes :

  • La prolongation de la CCT actuelle pour l’année 2024 avec le versement d’une prime unique de 2 200 euros à chaque salarié.
  • La mise en place de la nouvelle CCT à partir du 1er janvier 2025 pour une durée de 3 ans incluant la nouvelle grille de salaires avec des débuts de carrière substantiellement plus élevés et une progression salariale plus attractive pour toutes les catégories de salaire.
  • Les catégories de salaire ont par ailleurs été redéfinies et le nombre d’échelons a été étendu de 25 à 28 échelons.
  • A cela s’ajoute notamment l’intégration dans le salaire de la prime de risque qui était payée par jour de travail effectif. Cette intégration a pour effet que cette prime sera indexée, ajoutée au 13e mois, prise en compte dans le calcul des suppléments de salaire, et payée lors des périodes de congés, de maladie, etc.

La délégation du personnel est satisfaite que la direction de lux-Airport reconnaisse enfin la contribution du personnel au succès de l’entreprise. Cet accord permettra d’améliorer l’attractivité et la rétention des talents et garantira des conditions de travail plus justes et plus équitables pour tous.

Les syndicats OGBL et LCGB se réjouissent de l’accord trouvé avec la direction de lux-Airport et remercient les salariés pour leur soutien tout au long des négociations.

Communiqué par l’OGBL et le LCGB
le 18 avril 2024

 

 

Accord global signé : Les emplois, les conditions de travail et les existences des salariés sont garantis

Fin mai 2023, Luxair avait décidé de ne plus participer à la soumission concernant les licences pour le « Ground handling cargo ». Par conséquent, les 1.200 salariés du CargoCenter ont dû vivre un calvaire énorme de 7 mois avec des incertitudes et inquiétudes quant à la pérennité de leurs emplois et conditions de travail. Après de nombreuses démarches des syndicats dont notamment de multiples rencontres avec toutes les parties impliquées et l’organisation d’un piquet de protestation en date du 29 septembre 2023, un accord global dans l’intérêt de tout le personnel du CargoCenter a enfin pu être dégagé.

Le 21 décembre 2023, les syndicats OGBL, LCGB et NGL-SNEP ont signé un accord avec les directions générales de Luxair et Luxcargo Handling concernant le transfert du personnel du CargoCenter de Luxair vers Luxcargo Handling suite à l’attribution des licences pour la fourniture des services de « Ground handling cargo ».

L’accord global signé prévoit ce qui suit :

  1. Les salariés transférés chez Luxcargo Handling bénéficieront d’une garantie d’emploi. En cas de sureffectif éventuel, aucun licenciement pour raison économique n’aura lieu et le cas échéant Luxcargo Handling s’engage à négocier un plan de maintien dans l’emploi (PME) avec les syndicats contractants.
  2. Une convention collective individuelle pour Luxcargo Handling sera conclue sur base de la convention collective de Luxair garantissant la sauvegarde des droits et acquis des salariés dès la date du transfert du personnel.
  3. Une représentation du personnel adéquate sera garantie dès le transfert du personnel afin de pouvoir accompagner le transfert des salariés.
  4. Un accord quant aux accords existants et les avantages extra-légaux spécifiques au personnel Luxair pour les salariés transférés a pu être trouvé.

Il s’agit d’un bon accord global puisque les points ci-dessus répondent aux inquiétudes et incertitudes du personnel du CargoCenter et représentent une amélioration substantielle par rapport aux dispositions de la loi en matière de transfert d’une activité.

C’est uniquement grâce à la persévérance des syndicats avec le soutien permanent du personnel lors des différentes actions syndicales et manifestations que cet accord global a pu être obtenu.

L’accord global conclu avec Luxair et Luxcargo Handling fait preuve d’une reconnaissance du travail sans faille réalisé jusqu’ici par le personnel du CargoCenter en garantissant la pérennité de leurs emplois, leurs conditions de travail et leurs existences.

Communiqué le 21 décembre 2023

Entrevue avec la ministre de la Mobilité et des Travaux publics

Aujourd’hui, une délégation des syndicats OGBL, LCGB et NGL-SNEP a rencontré la ministre de la Mobilité et des Travaux publics. En présence des secrétaires syndicaux et de représentants du personnel, la délégation syndicale a pu discuter et présenter les incertitudes et les inquiétudes du personnel avec la ministre de la Mobilité et des Travaux publics, dans le cadre du transfert de l’activité du CargoCenter.

Alors que les licences pour la fourniture des services de « Ground handling cargo » ont été attribuées en date du 5 décembre 2023, les syndicats ont présenté à la ministre de la Mobilité et des Travaux publics les points essentiels restants à résoudre par rapport aux questions fondamentales du personnel :

  1. Une garantie d’emploi pour tous les salariés concernés. Cette garantie d’emploi devra clarifier et assurer qu’il n’y aura aucun licenciement à la suite du transfert d’activité et qu’en cas de sureffectif, la société procédera à la négociation d’un plan de maintien dans l’emploi (PME) avec les syndicats.
  2. La mise en place d’une convention collective individuelle pour la nouvelle société sur base de la convention collective de Luxair garantissant la sauvegarde des droits et acquis des salariés, dès le départ de ses activités.
  3. Une représentation du personnel adéquate, afin de pouvoir accompagner le transfert des salariés, dès la reprise du personnel.
  4. La garantie des accords existants et la sauvegarde des avantages extra-légaux spécifiques au personnel Luxair.

Les syndicats ont rappelé à la ministre de la Mobilité et des Travaux publics que faute d’une solution rapide aux inquiétudes du personnel, un conflit majeur chez Luxair au CargoCenter est inévitable.

La discussion a été très constructive et la ministre de la Mobilité et des Travaux publics a souligné l’importance du dialogue social. Après avoir reçu les différents acteurs impliqués, la Ministre est confiante et a assuré à la délégation syndicale son plein soutien et support pour trouver des solutions dans ce dossier.

La ministre de la Mobilité et des Travaux publics a conclu que les points ouverts, devront maintenant être réglés rapidement dans des prochaines réunions de négociations entre les organisations syndicales et les directions des entreprises.

Communiqué le 8 décembre 2023

Un conflit majeur s’annonce chez Luxair au CargoCenter !

Le délai de sélection des entreprises concernant l’attribution de deux licences pour la fourniture des services de « Ground handling cargo » a pris fin le 31 octobre 2023. Finalement après plus d’un mois, les licences ont été attribuées par le Ministère compétent aux sociétés Luxcargo Handling S.A. respectivement Goldair Handling S.A.

Pour mémoire, Luxair a décidé fin mai 2023 de ne plus participer à la soumission concernant les licences pour le « Ground handling cargo ». En même temps, Cargolux a décidé de participer à ladite soumission par le biais d’une nouvelle filiale.

Depuis lors, la situation est intenable pour le personnel Luxair du CargoCenter, alors que le transfert de l’activité et du personnel vers une nouvelle société soulève des questions fondamentales. Le personnel concerné a besoin de stabilité et de disposer de réponses claires quant à leurs inquiétudes.

Pour les organisations syndicales, la manière d’agir de la Ministre est inacceptable puisque les 1.200 salariés du CargoCenter continuent à travailler dans l’ignorance totale quant à leurs acquis sociaux, leurs conditions de travail et la pérennité de leurs emplois !

Au vu de l’extrême urgence de la situation, les organisations syndicales ont demandé, dès l’assermentation du nouveau gouvernement, une entrevue d’urgence avec la Ministre de la Mobilité et des Travaux publics, qui toutefois n’a pas encore été fixée jusqu’à ce jour.

Les syndicats exhortent la Ministre de la Mobilité et des Travaux publics, représentant l’actionnaire majoritaire de Luxair et de Cargolux, de tout faire afin de faciliter au plus vite les négociations avec les entreprises concernées visant à sauvegarder les acquis et les existences des salariés du CargoCenter.

Depuis des mois, les syndicats ont informé et rencontré les différents acteurs tels que l’ancien Ministre de la Mobilité et des Travaux publics ou les sociétés Luxair et Cargolux.

Pourtant les négociations quant à un accord global par rapport aux revendications des syndicats restent dans une impasse, ce qui a mené à un premier piquet de protestation en date du 29 septembre 2023.

A la veille des fêtes de fin d’année et à moins d’un mois de la date du transfert de l’activité, à savoir le 1er janvier 2024, les 1.200 salariés et leurs familles continuent dans l’ignorance totale quant à leurs conditions de travail et la sauvegarde de leurs existences.

Faute d’une solution rapide aux inquiétudes du personnel, un conflit majeur chez Luxair au CargoCenter est inévitable.

Communiqué le 6 décembre 2023

Le Ministre laisse les salariés dans l’incertitude

Fin mars 2023, des appels d’offres ont été lancés visant à attribuer deux licences pour la fourniture des services de « Ground handling passengers » ainsi que pour deux licences pour les services « Ground handling cargo » à l’Aéroport de Luxembourg. Le 31 octobre 2023, le délai prévu dans la procédure de sélection des entreprises à retenir dans le cadre de la soumission est venu à échéance. Pourtant le Ministre compétant n’a toujours pas pris de décision et délaisse ainsi les salariés.

Pour mémoire, Luxair a décidé fin mai 2023 de ne plus participer à la soumission concernant les licences pour le « Ground handling cargo ». En même temps, Cargolux a décidé de participer à ladite soumission par le biais d’une nouvelle filiale.

Depuis lors, la situation est intenable pour le personnel Luxair du CargoCenter. Hormis le sentiment d’abandon de la part du personnel du CargoCenter, après 27 ans de loyaux services auprès de LuxairCargo, le transfert de l’activité et du personnel à la fin du processus de soumission vers une nouvelle société soulève des questions fondamentales. Le personnel concerné a besoin de stabilité et de disposer de réponses claires.

Face à cette situation, les organisations syndicales ont immédiatement revendiqué la négociation d’un accord pour résoudre les 5 points essentiels :

  1. Une garantie d’emploi pour tous les salariés concernés. Cette garantie d’emploi devra clarifier et assurer qu’il n’y aura aucun licenciement à la suite du transfert d’activité et qu’en cas de sureffectif, la société procédera à la négociation d’un plan de maintien dans l’emploi (PME) avec les syndicats.
  2. La mise en place d’une convention collective individuelle pour la nouvelle société sur base de la convention collective de Luxair garantissant la sauvegarde des droits et acquis des salariés, dès le départ de ses activités.
  3. Une représentation du personnel adéquate, afin de pouvoir accompagner le transfert des salariés, dès la reprise du personnel.
  4. La garantie des accords existants et la sauvegarde des avantages extra-légaux spécifiques aux personnel Luxair.
  5. Une reconnaissance juste et équitable pour l’engagement de tous les salariés concernés, tout au long de ces dernières années au CargoCenter.

Depuis des mois, les syndicats ont informé et rencontré les différents acteurs tels que le Ministère de la Mobilité et des Travaux publics ou les sociétés Luxair et Cargolux.

Pourtant les négociations quant à un accord global par rapport aux revendications des syndicats restent dans une impasse. En absence d’une solution aux inquiétudes du personnel, un premier piquet de protestation a eu lieu le 29 septembre 2023.

Alors que le délai de sélection des entreprises à pris fin le 31 octobre 2023, après presque 2 semaines, les licences n’ont toujours pas été attribuées par le Ministre de la Mobilité et des Travaux publics et aucune information quant à la date d’attribution n’est connue.

Pour les organisations syndicales, cette situation est inacceptable puisque les 1.200 salariés du CargoCenter continuent à travailler dans l’ignorance totale quant à leur avenir ! Ni leur futur employeur ni la garantie de leurs conditions de travail futures ne sont clarifiés bien que le transfert de l’activité soit prévu au 1er janvier 2024.

Au vu de l’urgence de la situation, les organisations syndicales exhortent le Ministre de la Mobilité et des Travaux publics en fonction, d’attribuer sans délai lesdites licences. En effet, cette décision permettra d’entamer au plus vite les négociations visant à sauvegarder les acquis et les existences des salariés du CargoCenter.

Communiqué par l’OGBL, le LCGB et le NGL-SNEP,
Le 13 novembre 2023

Trois jours de grève qui débouchent sur un bon accord

Il aura donc fallu en arriver là. Jeudi, 14 septembre 2023, il est pile 6h du matin lorsqu’une très large majorité des salariés de Cargolux (dont notamment l’ensemble des mécaniciens de l’entreprise) débraient. Ils entrent en grève. Les avions restent cloués au sol.

28 réunions de négociations et 5 réunions devant l’Office national de conciliation (ONC) au cours des derniers mois n’y auront rien fait. Lors d’un vote statutaire réalisé en juillet dernier, une grande majorité des membres des deux syndicats travaillant dans l’entreprise avaient massivement rejeté la dernière proposition de la direction. Et les syndicats avaient prévenu la direction de Cargolux. Si elle continuait à rester sourde aux revendications légitimes du personnel, le pas serait franchi. Et c’est arrivé.

Dès l’annonce de la grève, la veille, la direction avait tenté de lancer une polémique pour discréditer le mouvement de grève en divulguant notamment des informations confidentielles telles que le montant des primes de participation au bénéfice ou les salaires du personnel. Or, comme ne manqueront pas de le rappeler les syndicats, l’augmentation salariale revendiquée ne peut évidemment pas être mise en relation avec la prime de participation aux bénéfices de la société. D’une part, cette prime dépend du résultat net que l’entreprise a pu réaliser avec son personnel au cours d’une année. D’autre part, les montants révélés portent sur les années 2020, 2021, et 2022 — années de pandémie — où l’entreprise a fait des résultats records. Ils ne représentent donc aucunement des acquis durables. Et en raison des investissements prévus pour le «refleeting» de Cargolux, le paiement d’une telle prime dans les années à venir s’avère beaucoup très improbable et ne constitue donc pas une amélioration durable des salaires, contrairement à une augmentation salariale. Pour le reste, l’augmentation salariale revendiquée par le camp syndical correspond exactement au résultat des négociations obtenu en 2019 où la situation financière de la société était pourtant moins favorable.

Il ne faut pas non plus oublier que ce sont les salariés du fret aérien qui ont travaillé jusqu’à 12 heures par jour, avec une grande flexibilité aux dépens de leur vie privée qui ont permis le ravitaillement du Luxembourg pendant la pandémie.

Les syndicats mettent également l’accent sur le fait que toutes leurs revendications visent à garantir l’attractivité des emplois chez Cargolux. Ceci s’avère en effet nécessaire face aux besoins de recrutement à venir en raison des nombreux départs en pension, au manque de personnel technique et de pilotes dans le secteur de l’aviation ainsi que des importantes améliorations salariales accordées par les compagnies aériennes concurrentes.
Pendant trois jours, installés devant l’entrée de l’entreprise, les syndicats et le personnel de Cargolux vont rester unis et déterminés dans leur lutte. Des messages de solidarité vont affluer. Le chanteur et compositeur luxembourgeois Serge Tonnar viendra lui aussi apporter son soutien au mouvement de grève.

Samedi, 16 septembre, la direction restaure enfin le dialogue en invitant les syndicats à revenir négocier autour de la table. En début de soirée, un accord est finalement conclu. La grève est aussitôt levée Il s’agit d’un bon accord qui englobe l’essentiel des revendications syndicales :

  • une enveloppe salariale globale de 5,5 % sur 4 ans comprenant l’introduction au 1er janvier 2024 d’une nouvelle grille de salaire transparente et reconnaissant l’ancienneté du personnel technique de maintenance
  • une garantie de protection contre l’inflation qui assurera une égalité traitement de tous les salariés de Cargolux dans l’hypothèse d’un plafonnement de l’index ou d’un système d’indexation dégressif
  • le respect des dispositions légales de la codécision entre direction et délégation du personnel pour le régime interne de télétravail
  • la reprise d’un dialogue social constructif

La nouvelle convention collective de travail est applicable jusqu’au 31 août 2027.
L’OGBL tient à saluer l’engagement et le soutien des salariés de Cargolux tout au long de ces négociations collectives. Leur courage et leur solidarité a fait la différence.