L’OGBL rencontre l’ambassadeur de France au Luxembourg

La présidente de l’OGBL Nora Back et Pitt Bach, membre du Bureau exécutif de l’OGBL en charge des questions relatives aux salariés frontaliers, ont reçu le 5 mars 2026 l’ambassadeur de France au Luxembourg, Christophe Bouchard, à la Chambre des salariés, dans le cadre d’une entrevue de courtoisie sollicitée par ce dernier.

Dans un premier temps, les représentants syndicaux ont brièvement présenté les structures de l’OGBL et expliqué le fonctionnement du paysage syndical luxembourgeois, qui s’appuie largement sur le principe du dialogue social. Dans ce cadre, le modèle luxembourgeois de concertation tripartite a également été détaillé. Les discussions ont ensuite porté sur l’évolution récente de ce modèle, en panne depuis l’arrivée du gouvernement Frieden qui a notamment culminé avec la manifestation du 28 juin 2025. Les représentants syndicaux ont par ailleurs évoqué les premiers échanges en cours avec le nouveau ministre du Travail.

La rencontre a ensuite permis d’aborder plusieurs dossiers d’actualité nationale, parmi lesquels la transposition de la directive européenne relative au travail de plateforme, l’évolution du salaire social minimum, la future réforme fiscale, ainsi que la hausse préoccupante du chômage. Les échanges ont également porté sur les futures discussions dans le cadre du « KI-Dësch », un échange participatif sous forme tripartite, consacré à l’impact de l’intelligence artificielle sur le monde du travail. Un sujet qui a particulièrement intéressé l’ambassadeur.

Les discussions ont ensuite porté plus spécifiquement sur la situation des 127 000 salariés frontaliers français travaillant au Luxembourg. Plusieurs sujets ont été abordés, dans le prolongement d’un échange plus détaillé qui avait déjà eu lieu antérieurement entre des représentants de l’OGBL et de l’ambassade, comme les injustices liées à la convention fiscale entre le Luxembourg et la France, le jugement récent de la Cour de justice de l’UE relatif aux allocations familiales, la question du télétravail transfrontalier ainsi que les règles d’indemnisation des chômeurs frontaliers.

Au terme d’un échange riche et constructif, les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue régulier afin de poursuivre ces discussions.

Publié le 10 mars 2026