Lors de sa dernière réunion, le département de la Fonction publique de l’OGBL, qui regroupe les syndicats professionnels Chemins de fer ; Éducation et Sciences ; Santé, Services sociaux et éducatifs et Service public de l’OGBL, ainsi que les associations de fonctionnaires avec lesquelles l’OGBL a conclu des accords de coopération, s’est penché sur les conséquences de la canicule de fin juin pour l’ensemble du secteur public.
Le constat est ici unanime. Dans les écoles, les structures d’accueil périscolaires, les transports en commun (bus, tram et trains), les hôpitaux, les maisons de soins ainsi que dans de nombreux services et administrations de l’État et des communes, la canicule a été gérée comme si elle était un événement exceptionnel et imprévisible. Pourtant, elle ne l’était pas.
Les infrastructures et les équipements se sont révélés insuffisamment adaptés aux fortes chaleurs et, surtout, aucune stratégie n’avait été prévue pour anticiper les adaptations nécessaires. Il en a résulté des conditions de travail parfois inadaptées pour les personnels, mais aussi des conditions d’accueil qui ont exposé les usagers des services publics, les passagers des transports en commun, les patients, les élèves et les enfants des maisons-relais à des températures pouvant présenter un risque pour leur santé et leur sécurité.
Il ne suffit pas d’appeler les citoyens à limiter leurs déplacements ou à s’hydrater davantage. Les pouvoirs publics doivent également créer les conditions permettant à chacun d’exercer ses activités dans des conditions compatibles avec des épisodes de fortes chaleurs.
Les vagues de chaleur ne sont en rien imprévisibles. Depuis des années, les études scientifiques sur les conséquences du changement climatique d’origine humain annoncent une augmentation de leur fréquence, de leur durée et de leur intensité. L’été 2026 ne constitue pas une exception : les prochaines années risquent de connaître des épisodes de chaleur encore plus extrêmes.
Le département de la Fonction publique de l’OGBL appelle donc à préparer dès aujourd’hui les futures canicules, plutôt que de se limiter à des mesures d’urgence lorsque l’alerte rouge est déjà déclenchée.
Il demande ainsi l’élaboration d’un véritable plan national canicule. Celui-ci ne devrait pas se limiter, comme le plan actuel du ministère de la Santé, à l’assistance aux personnes âgées, vulnérables ou isolées, mais devrait également prévoir l’ensemble des mesures d’adaptation nécessaires en période de fortes chaleurs. Ce plan devrait ensuite être décliné à l’échelle des différents secteurs et administrations concernés.
Un tel plan viendrait compléter la Stratégie et le Plan d’action national pour l’adaptation aux effets du changement climatique 2025-2035, adoptés en avril 2026, qui ne prévoient que très peu de mesures relatives à l’adaptation des conditions de travail.
Les plans canicule sectoriels et locaux devraient notamment prévoir, lorsque cela est possible, une adaptation des horaires de travail afin d’éviter les périodes les plus chaudes de la journée.
Dans les administrations et les services où il est impossible de garantir des conditions de travail compatibles avec la protection de la santé et de la sécurité des agents, un dispositif de suspension temporaire de l’activité, comparable au chômage intempéries applicable dans le secteur privé, devrait être instauré.
Enfin, des investissements importants doivent être engagés dès à présent afin d’adapter les infrastructures, les bâtiments et les équipements aux nouvelles réalités climatiques.
Communiqué par le département de la Fonction publique de l’OGBL, le 10 juillet 2026
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