11 septembre 2014

Pas de réduction de personnel dans le cadre du nouveau plan hospitalier

Entrevue entre le syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs de l’OGBL et la ministre de la Santé Lydia Mutsch 

À l’ordre du jour de l’entrevue qui a eu lieu récemment à la demande de l’OGBL figuraient les éventuelles répercussions du nouveau plan hospitalier sur les salariés du secteur. Le syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs de l’OGBL a déploré ne pas avoir été associé à l’élaboration d’un avant-projet de règlement grand-ducal aussi important alors qu’il est le plus grand représentant des salariés du secteur. En outre, l’OGBL a exigé le maintien d’un système de santé publique de haute qualité, qui ne doit, en aucune manière, être mis en danger par des mesures d’économies.

La ministre a informé le syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs que les grandes lignes du plan hospitalier s’appuient sur la version de son prédécesseur, Mars Di Bartolomeo. L’accent principal porte sur la prise en charge ambulatoire et les cliniques de jour ainsi que sur la mutualisation des compétences. Par ailleurs, le plan hospitalier doit accompagner les fusions entre hôpitaux qui ont déjà débuté. En ce qui concerne le calendrier, le nouveau plan hospitalier devrait être présenté au Parlement à l’automne et entrer en vigueur, selon toute vraisemblance, en janvier 2015.

Concernant la mise en commun des compétences, les responsables syndicaux ont souligné auprès de la ministre qu’une mutualisation judicieuse de différentes activités peut augmenter la qualité, mais elle ne doit pas conduire à faire de mauvaises économies auprès du personnel au détriment de leur conditions de travail, de la sécurité de l’emploi et de la qualité des soins pour les patients. La ministre a assuré à l’OGBL qu’elle ne s’attelait pas à une mutualisation des compétences au regard de quelconques pressions financières. Aucune réduction de personnel ne devrait avoir lieu dans le cadre de la création de tels centres de compétences.

Deux autres sujets d’actualité importants figuraient à l’ordre du jour de l’entrevue: l’avenir de la clinique Ste-Marie et la restructuration des laboratoires hospitaliers. La ministre a informé l’OGBL que la clinique Ste-Marie serait prise en compte dans le cadre du nouveau plan hospitalier jusqu’en 2020 avant qu’elle ne reçoive une nouvelle attribution. Le nombre de lits destinés aux soins aigus devrait être réduit au cours des deux prochaines années et remplacés par des lits gériatriques et neuro-végétatifs. Il n’y aura, ici, pas non plus de réduction de postes de travail.

En ce qui concerne les laboratoires, la ministre a indiqué qu’une centralisation des compétences devrait être mise en place au sein du CHL. Les différents hôpitaux conserveront néanmoins des laboratoires de garde. Le syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs a souligné dans ce contexte que selon l’article 36 de la convention collective FHL, la sécurité de l’emploi doit être garantie. Une phase de transition doit être envisagée afin de rendre possible une restructuration tenant compte de la dimension sociale.

La ministre a promis de rencontrer, à court-terme, une nouvelle fois le syndicat afin d’évoquer la formation, la méthode PRN (instrument visant à mesurer l’activité et à calculer le nombre de postes de travail dans le secteur des soins) ainsi que le nouveau modèle de financement annoncé dans le programme gouvernemental concernant les soi-disant «forfaits par cas» qui entraîne de considérables risques pour les intérêts des patients et du personnel. Dans le cadre des négociations budgétaires à venir concernant la Caisse nationale de Santé (CNS), l’OGBL a une nouvelle fois rappelé que le financement du secteur hospitalier doit tenir compte des évolutions de la convention collective.

Communiqué par le syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs de l’OGBL 

le 5 septembre 2014 

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