14 avril 2016

Communes du Sud

L’OGBL exige la reprise immédiate des négociations de convention collective des salariés

services_publics_camionLes dernières négociations ont eu lieu le 9 juin 2015 sous bonne augure. Les groupes de travail paritaires se sont avérés comme des moyens d’aide excellents afin de résoudre des problèmes très importants, comme p.ex. l’élaboration de procédures adaptées pour le reclassement interne, la création de nouveaux mécanismes pour la réintégration/réinsertion professionnelle et la création d’une structure de salaires cohérente pour toutes les professions de type privé dans les communes. En plus, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour entamer une simplification de toutes les carrières professionnelles immédiatement après signature.

Les partenaires sociaux ont quitté la table des négociations en se mettant d’accord de signer la convention collective des Communes du Sud à l’automne 2015.
Des composantes importantes des négociations sont les suivantes:

  • L’introduction d’un observatoire social paritaire, qui permettra à des chercheurs d’emploi difficiles à placer, d’avoir une perspective professionnelle dans les Communes du Sud;
  • Des règlementations du temps de travail avec pour but une meilleure protection de leur santé pour les salariés qui font les permanences;
  • La promotion des salariés, qui mettent leurs compétences professionnelles à disposition des communes, p.ex. en assurant la formation d’apprentis et de collègues de travail;
  • Amélioration des conditions de salaire lors du remplacement d’un poste de travail plus élevé;
  • Mise en pratique des recommandations des différents groupes de travail.

Le président de la commission des négociations sabote les négociations salariales

Les syndicats étaient vraiment surpris, lorsque le président des négociations des Communes du Sud, Dan Codello, leur soumettait le 22 juillet 2015 de nouvelles exigences scandaleuses. Ces nouvelles exigences, formulées au nom de toutes les Communes du Sud, comprennent une diminution conséquente des salaires de près de 20% dans toutes les carrières de salariés pour les 3 premières années de service et d’une diminution de salaire de jusqu’à 8% pour les années de service qui suivent.

Les syndicats refusent catégoriquement ces nouvelles exigences des responsables communaux!

Vu les circonstances et le style de direction déficient du président des négociations, les syndicats ne savent pas jusqu’à présent, si ce dernier a agi à l’initiative des responsables communaux ou sur propre initiative. De nouvelles exigences salariales communales devraient normalement être approuvées par les conseils des échevins respectifs. Cependant cela n’a pas été le cas.

Selon des rumeurs, Monsieur Codello aurait démissionné auprès des responsables communaux de sa fonction de président des négociations. Il n’a pas envoyé de démission officielle au syndicat, mais après leur NON! au démantèlement social une lettre de menaces. Depuis il y a silence radio.

Traduire les paroles en actes – l’OGBL pose un ultimatum aux Communes du Sud

Si les responsables communaux de quelque couleur politique des Communes du Sud prennent au sérieux les bons rapports avec les syndicats, la répartition nécessaire de la croissance économique acquise, dont plus d’un politicien est très fier, le temps devrait être venu afin de prouver cela aux salariés des communes. Dans les communes ce sont en effet les politiciens qui sont les employeurs et les citoyens les salariés.

Des négociations salariales justes et responsables seraient un premier pas vers une traduction des paroles en actes…

Suite à une initiative de l’OGBL, les syndicats OGBL et LCGB ont décidé le 1er mars, de poser un ultimatum aux Communes du Sud en vue d’une reprise des négociations salariales. Au cas contraire, les syndicats se verront dans l’obligation de considérer les négociations salariales avec les Communes du Sud comme un échec.

L’OGBL n’hésitera pas à utiliser tous les moyens syndicaux afin de rappeler aux responsables communaux, qu’ils doivent traduire leurs paroles en actes. L’OGBL saura le faire de toute façon!

Les syndicats signataires de la convention

OGBL 86%  LCGB 14%

Ce qu’inclut la convention collective

  • Les 18 Communes du Sud emploient environ 2.200 salariés soumis au droit privé.
  • La convention collective pour les salariés des Communes du Sud prend en compte surtout les salariés qui font un travail manuel.
  • Le personnel communal travaillant dans le domaine socio-éducatif et dans le domaine des soins sont sous l’effet de la convention collective sectorielle des salariés des secteurs social et des soins (SAS).
  • Les fonctionnaires communaux ainsi que les salariés communaux et le personnel scolaire (employés communaux) ne tombent pas sous l’égide de la convention collective, car ils sont soumis au droit public.

Les 18 Communes du Sud

Bettembourg, Garnich, Bascharage, Sassenheim/Beles, Differdange, Hobscheid, Pétange, Schifflange, Dippach, Kayl/Tétange, Reckange/Mess, Steinfort, Dudelange, Koerich, Roeser, Esch/Alzette, Mondercange, Rumelange

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