1 juin 2015

Conseil ministériel de l’OCDE

Les faits sont têtus : les politiques économiques et sociales pour lutter contre la crise ont échoué. Il faut changer de cap !

Fotolia_58215762_tableau_calculLe Conseil ministériel de l’OCDE se réunira les 3 et 4 juin 2015. Dans sa déclaration au Conseil, le comité syndical consultatif de l’OCDE souligne que les pays de l’OCDE et au-delà restent confrontés à une crise économique (l’économie mondiale ne parvient pas à se remettre de la crise de 2008 ), une crise sociale (le creusement des inégalités se poursuit sans relâche, le chômage reste à des niveaux record) et à une crise environnementale (le changement climatique n’est pas enrayé, la transition vers une économie pauvre en carbone n’avance guère).

Le mouvement syndical constate que la productivité augmente plus rapidement que les salaires réels. Les bénéfices croissent, mais contrairement aux promesses ou aux prédictions, les investissements ne suivent pas et puis surtout, s’il y a une augmentation des revenus, elle est captée par 1% des plus riches.

Les politiques économiques mises en œuvre depuis 2010 n’ont manifestement pas fonctionné et cela plus particulièrement dans la zone euro, plombée par la politique d’austérité et les réformes structurelles menées au détriment des droits sociaux individuels et collectifs des salariés. D’ailleurs, des études de l’OCDE montrent clairement les effets négatifs de ces politiques, mais les responsables politiques s’obstinent et refusent d’en tirer les leçons qui s’imposent :

  • revaloriser les revenus faibles et intermédiaires afin de stimuler la demande et le pouvoir d’achat
  • renforcer la négociation collective et soutenir la syndicalisation qui est à l’évidence un important levier pour éviter le creusement des inégalités de revenu
  • investir dans les infrastructures publiques pour créer de l’emploi et améliorer la capacité productive à long terme en favorisant la transition vers une économie à faible émission de carbone, capable de générer des emplois verts et décents
  • réduire l’emploi précaire en abandonnant les mesures de dérégulation du marché du travail et en créant de nouveaux droits pour faire émerger un marché du travail inclusif à l’opposé de la politique d’exclusion discriminatoire et destructrice en matière de cohésion sociale résultant des réformes structurelles négatives toujours en vogue

L’OGBL soutient l’approche du comité syndical consultatif de l’OCDE et a invité le gouvernement luxembourgeois à soutenir ces propositions au sein de l’OCDE.

Communiqué par l‘OGBL
le 1er juin 2015

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