7 octobre 2014

ACL – Services S.A.

Les «anges jaunes» laissés pour compte !

aclTout le monde les connaît, les dépanneurs de l’Automobile Club, surnommés les « anges jaunes ». Tous les jours ils sont sur nos routes pour venir en aide aux automobilistes. Souvent ils peuvent remettre la voiture en état de marche. Dans le pire des cas, un collègue de travail va arriver avec une remorqueuse.
En plus du dépannage, l’ACL offre, essentiellement à ses 170.000 membres, toute une palette d’autres services.

CCT : les négociations ont échoué

Depuis deux ans, l’OGBL essaie ensemble avec le LCGB de négocier une nouvelle convention collective de travail (CCT) pour les salarié-e-s d’ACL-Services. Les discussions se sont surtout focalisées sur les grilles de salaire.

Au cours des dernières années, la direction a procédé à un démantèlement insidieux des structures de salaire prévues dans la convention collective. Certains employés accusent entretemps une perte de salaire s’élevant jusqu’à 200 euros brut par mois. Pendant les négociations, les syndicats ont critiqué cette anomalie et ont demandé qu’elle soit rectifiée, mais jusqu’à ce jour la direction refuse.

Par conséquent, les syndicats n’avaient plus d’autre choix que de saisir l’Office national de conciliation. Une première réunion a été fixée au 9 octobre 2014.

Les coups bas de la direction de l’ACL

Comme la direction se trouve dans l’incapacité de contrer les arguments des syndicats, elle s’abaisse désormais à faire des coups bas.

Certains salariés ont informé les syndicats de tentatives d’intimidation de la part de la direction de l’ACL, qui a brandi la menace de licenciements en cas de réajustement des salaires.

Vis-à-vis des syndicats, la direction a lancé une attaque tous azimuts et a remis en question l’ensemble de la convention collective.
Pendant les négociations, la direction n’a pas non plus hésité à comparer les services de l’ACL à ceux des centres d’appels ou de simples services de remorquage et d’adapter les salaires aux bas revenus de ces secteurs d’activité. Un véritable camouflet pour les salariés de l’ACL, qui se mettent quotidiennement au service des 170.000 membres et des automobilistes en général.

Il va de soi que ce genre de comportement ne contribue pas à une bonne ambiance de travail. Or, cela ne dérange pas les responsables de l’ACL de laisser pour compte leurs salariés. Ils semblent préférer investir l’argent disponible dans d’autres projets plutôt que de rémunérer correctement leurs employés.

De nombreuses questions, mais pas de réponses

Jusqu’à ce jour, les syndicats n’ont toujours pas reçu de réponses concrètes concernant les économies que l’ACL a pu faire parce qu’il a payé des salaires trop bas.

D’autres questions restent également sans réponses, notamment :

  • Combien d’argent a été injecté pendant deux ans dans le projet « YellowCab » (taxis jaunes) et est-ce qu’il n’aurait pas mieux valu investir cet argent dans les salariés et ce faisant dans les services offerts aux membres de l’ACL ?
  • Combien d’argent a été dépensé pour un entraîneur de fitness, qui a surtout fait du jogging à travers Bertrange avec quelques membres de la direction ?
  • Pourquoi la flotte de voitures de service pour les responsables de l’ACL a-t-elle été considérablement augmentée au cours des dernières années et quelle somme d’argent a été investie pour le faire ?
  • Quid des rumeurs relayées dans la presse quotidienne : „ … de grandes sommes d’argent, qui ont été investies quelque part, ou faudrait-il plutôt dire qui ont été « perdues » quelque part, avec les façons de procéder peu orthodoxes de supérieurs hiérarchiques“ (Tageblatt, 06/08/2014)?

Les deux syndicats OGBL et LCGB n’accepteront pas que les salariés de l’ACL soient les victimes et qu’ils continuent à subir d’importantes baisses de salaire.
Nous espérons que la direction revoit enfin sa position et qu’elle prend ses responsabilités envers les employés. Si cela n’est pas le cas, les syndicats se verront dans l’obligation d’utiliser tous les moyens en leur pouvoir, ce qui finirait inévitablement dans un conflit social.

Communiqué par le syndicat Services et Energie de l’OGBL
le 7 octobre 2014

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