21 février 2019

Le meilleur choix pour un bon avenir

buletin

La cogestion dans les entreprises, dans les assurances sociales et publiques, dans les instances dédiées au dialogue social et dans le cadre de la Chambre des salariés est un acquis extrêmement important dans l‘intérêt de tous les salariés.

Les élections sociales prévues par la loi, qui ont lieu tous les 5 ans, viennent légitimer démocratiquement cette cogestion. Elles décident de qui assumera le rôle directeur et la responsabilité principale pour représenter les intérêts des salariés.

En 2013, la majorité des électrices et des électeurs s’est exprimée en faveur de l’OGBL dans le cadre des élections pour la Chambre des salariés. L’OGBL y a obtenu 38 des 60 sièges à pourvoir (63,3%). Dans les entreprises, un résultat record a également été obtenu avec près de 2 000 délégués OGBL élus lors des élections des délégations du personnel.

L’OGBL a tenu sa parole. Au cours des 5 dernières années, de nombreux points contenus dans son programme de 2013 ont pu être transposés, aussi bien au niveau national qu’au niveau des entreprises.

L’opposition conséquente aux politiques d’austérité, menée depuis le début de la crise en 2008/2009, a été poursuivie sans interruption. Les dommages causés à l’État social sont restés limités. Il faut souligner tout particulièrement le succès de l’OGBL sur la question de l’index. Les attaques du gouvernement et du patronat contre l’index au cours de l’ère Juncker n’ont pas abouti. Aucune tranche d’index n’a été perdue, aucune dégradation structurelle n’a eu lieu. L’indexation des salaires et des pensions fonctionne à nouveau normalement depuis 2014 et la ligne rouge tracée par l’OGBL en 2018 – «on ne touche pas à l’index» – se retrouve dans le nouvel accord gouvernemental.

La campagne «Un paquet social pour le Luxembourg» lancée par l’OGBL en 2015 a déjà produit ses effets sur la réforme fiscale. On relève désormais également les premiers succès en ce qui concernent les revendications de l’OGBL visant une augmentation structurelle du salaire minimum et l’introduction générale de la 6e semaine de congé. Dans le cadre de l’assurance maladie, le catalogue des prestations a été élargi. Fin 2017, c’est grâce aux initiatives entreprises par l’OGBL, que la qualité de l’assurance dépendance a été maintenue à un niveau élevé et qu’il est prévu que la nouvelle loi devra être évaluée.

Lors des négociations sur le temps de travail, c’est l’OGBL qui a réussi à empêcher la déréglementation prônée par les organisations patronales, qui aurait été contraire aux intérêts des salariés. La législation a même été améliorée, e.a. par l’introduction de la codécision des délégations du personnel au niveau des horaires mobiles et par une meilleure réglementation des heures supplémentaires.

Notre bilan positif comprend toute une série de progrès supplémentaires: le nouveau congé parental, l’indexation des bourses d’études, le projet de loi sur les comptes épargne-temps négocié dans le cadre du dialogue social, le projet de loi sur le reclassement professionnel, la règle des 78 semaines en cas de maladie, la nouvelle loi sur les délégations du personnel, etc.

Dans les entreprises, des centaines de milliers de salariées et salariés profitent de l’engagement quotidien des délégués du personnel élus de l’OGBL et des plus de 200 conventions collectives négociées par l‘OGBL.

Il faut souligner tout particulièrement l’introduction de premières conventions collectives pour les salariés de l’Université du Luxembourg et dans la recherche ou bien encore chez H&M dans le commerce. La conclusion victorieuse de la négociation de la convention collective pour le bâtiment et le génie civil ou la percée historique en ce qui concerne les carrières dans le secteur de la santé et des services sociaux, n’ont pas seulement démontré à quel point il est important d’avoir un syndicat à ses côtés qui a l’expérience des négociations, mais aussi un syndicat puissant et capable d’agir, et qui, lorsque c’est nécessaire, est capable de défendre les intérêts et les revendications des salariés par des actions syndicales, des manifestations massives voire le recours à la grève.

Beaucoup a été obtenu. Beaucoup doit encore être conquis dans les années à venir.

Nous voulons que notre État social, ses prestations sociales, son système d’enseignement, ses services de santé, ses assurances sociales et publiques ne soient pas seulement préservés, mais qu’ils progressent et soient développés davantage.

Nous voulons que chaque salarié au Luxembourg puisse bénéficier d’une convention collective.

Nous voulons un meilleur droit du travail qui, dans le monde moderne du travail, garantit mieux les perspectives sociales et professionnelles des salariés et les fait progresser.

Nous voulons davantage de codécision dans le monde des entreprises.

Nous voulons de meilleurs et plus abordables logements au Luxembourg.

Nous voulons une société qui réduit les inégalités sociales et qui répartit mieux les richesses produites.

Une société qui relève les grands défis de la digitalisation, de la nécessité vitale d’atteindre les objectifs climatiques et du traitement respectueux des ressources naturelles, sans pour autant remettre en question la qualité de vie et les perspectives sociales et professionnelles de toutes les couches de la société.

Nous voulons une société qui maintient la paix et qui favorise la démocratie au lieu de la démanteler.

Relevons le défi! Ensemble. Renforçons le syndicat numéro 1 au Luxembourg, l‘OGBL, lors des élections sociales. Dans les entreprises et à la Chambre des salariés, le Parlement du travail.

André Roeltgen, Président de l’OGBL
Février 2019

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