4 septembre 2012

Communiqué de la CES

L’avenir du Portugal ne peut se fonder sur l’austérité

Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES

4 septembre 2012

A l’occasion de la cinquième mission d’évaluation du plan de sauvetage du Portugal par les représentants de la Troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), la Confédération européenne des syndicats (CES) tire la sonnette d’alarme sur la poursuite des mesures d’austérité et ses effets négatifs sur la vie et l’avenir des travailleurs et citoyens portugais.
Les mesures d’austérité imposées par la Troïka depuis 2011 en échange d’un prêt de 78 milliards d’euros sur trois ans sont à la fois inefficaces et contre-productives. Avec un taux de chômage de 16% et une récession de 3%, le pays continue de s’enfoncer dans la spirale de la crise et les perspectives pour 2013 sont loin d’être positives.
«La situation au Portugal montre clairement toutes les limites et l’inefficacité de l’austérité et des coupes budgétaires à répétition. Nous demandons à la Troïka d’en tirer les leçons, et de changer radicalement d’approche», a déclaré Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES. «Pour sortir durablement de la crise, il faut définitivement abandonner les mesures d’austérité qui ont appauvri des millions de citoyens en Europe et étouffé toute possibilité de reprise. Les délais de paiement imposés au Portugal sont socialement inacceptables. Il est temps de céder véritablement la place à des mesures favorisant une croissance durable, des emplois de qualité et des salaires décents, telles que celles proposées dans le Contrat social pour l’Europe de la CES», a poursuivi Bernadette Ségol.
La Confédération européenne des syndicats (CES) parle d’une seule voix au nom des intérêts communs des travailleurs au niveau européen. Fondée en 1973, elle représente aujourd’hui 85 organisations syndicales dans 36 pays européens ainsi que 10 fédérations sectorielles.

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