23 décembre 2014

La privatisation des services de nettoyage de la commune de Grevenmacher recèle le danger d’un démantèlement social!

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Les syndicats LCGB et OGBL ont été informés par le collège échevinal de la commune de Grevenmacher de son intention de privatiser les travaux de nettoyage des bâtiments communaux.

Par cette mesure, sept salariées de la commune de Grevenmacher changeront d’employeur pour un prestataire de services privé. Bien que – selon les informations que nous avons reçues – les conditions de travail et de rémunération seraient maintenues à travers le contrat avec l’entreprise privée en question. Il n’existe cependant aucune garantie que le maintien des acquis sociaux tant au niveau des salaires que des conditions de travail sera respecté à moyen terme. La commune de Grevenmacher n’a en effet prévu aucune clause de contrat protégeant les salariées en question si le prestataire privé décidait de rompre le contrat.

Cette mesure risque de détériorer à moyen terme les conditions salariales et de travail des salariées à l’avenir. Les syndicats LCGB et OGBL dénoncent cette décision méprisable de la part des responsables communaux et soulignent qu’elle est également contraire à l’article 41 de la convention collective des salariés de l’État, appliquée par la commune de Grevenmacher:

L’État ne procédera à aucune privatisation des postes de travail existants dans le sens d’une politique active de l’emploi. Si, exceptionnellement, une privatisation était indispensable, les syndicats signataires LCGB et OGBL ainsi que la délégation du personnel doivent être consultés préalablement par le chef compétent de l’administration.
Lors de la création de nouveaux postes, l’État en tant qu’employeur et les administrations compétentes s’engagent à n’attribuer les travaux d’entretien et de nettoyage des bâtiments (qui exigent notamment des connaissances techniques particulières) à des sociétés privées que dans des cas exceptionnels.
Mais, avant de confier ces travaux à des entreprises privées, les syndicats signataires LCGB et OGBL ainsi que la délégation du personnel doivent être entendus.

La responsabilité sociale n’est pas assumée!

Les syndicats LCGB et OGBL revendiquent l’annulation immédiate de la décision qui semble déjà être prise et la clarification des circonstances qui y ont mené.

Communiqué par le syndicat Services publics de l‘OGBL
le 23 décembre 2014

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