15 octobre 2013

Convention cadre pour les salariés de la recherche publique: un résultat positif est indispensable

researcher working with fluorescent microscopeL’OGBL, en tant que syndicat majoritaire dans le secteur, et le LCGB se sont adressés ce lundi, 14 octobre, aux présidents des conseils d’administration des centres de recherche publics Gabriel Lippmann, Santé, Henri Tudor et du CEPS/INSTEAD pour leur demander d’intervenir en vue d’un déblocage des négociations pour l’introduction d’une convention cadre. Les négociations pour cette convention cadre, la première du type au Luxembourg, destinée à définir les conditions de travail (temps de travail, congés, conditions d’embauche et de résiliation de contrat etc.) de tous les femmes et hommes salariés du secteur de la recherche publique, ont déjà débuté en décembre 2011.

Suite aux dernières propositions de la commission patronale, se limitant essentiellement à confirmer que le droit du travail est d’application et remettant en cause des textes sur lesquelles un accord avait été trouvé en réunion, la commission de négociation syndicale s’était vue forcée d’annuler la dernière réunion initialement prévue pour le 18 septembre. Comme la partie patronale n’est quant au fond pas revenue sur sa proposition, aucune réunion n’a eu lieu depuis.

Pour les syndicats, il est évident que la simple retranscription des articles du Code du travail ne peut être l’objectif de ces négociations. Ils restent d’avis que l’objectif de l’instauration d’une convention cadre pour le secteur de la recherche publique ne devrait pas être abandonné, vu qu’une telle convention serait effectivement une innovation au Luxembourg et contribuerait à harmoniser les conditions de travail dans les différents centres. Ces buts sont d’ailleurs conformes à la volonté politique d’augmenter la coopération entre les différents acteurs de la recherche publique.

Les syndicats ont en outre rappelé aux présidents des centres que le «Quality of Work Index», réalisé par la Chambre des salariés en collaboration avec l’Université du Luxembourg, a constaté qu’avec 50% des salariés du secteur de la recherche répondant qu’ils ou elles sont stressés par leur travail, le secteur de la recherche compte parmi les secteurs les plus concernés par le stress au travail (chiffre uniquement dépassé par le secteur de l’HORECA). Ce constat rime mal, du point de vue syndical, avec la promotion de la carrière du chercheur et des autres métiers du secteur de la recherche.

La commission de négociation syndicale a donc invité les présidents des quatre conseils d’administration à se concerter afin de trouver une manière d’opérer et un modus vivendi qui permette d’avancer dans les travaux et d’aboutir dans les meilleurs délais à un résultat positif pour les Centres et leurs salariés. Ceci aussi dans le souci de maintenir la paix sociale dans le secteur de la recherche.

Communiqué par l’OGBL
le 14 octobre 2013

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