À la demande de l’OGBL, une entrevue a eu lieu le 1er octobre 2026 avec le parti déi gréng, représenté par la députée Djuna Bernard et l’attaché parlementaire Fabricio Costa, afin de faire un tour d’horizon de la situation dans le secteur du nettoyage.
Lors de cette rencontre, l’OGBL était représenté par la présidente du syndicat Nettoyage, Dores De Azevedo, la secrétaire centrale en charge du syndicat, Sonia Neves, et le secrétaire central adjoint, Andrea Spigarelli, ainsi que Jean-Luc De Matteis, membre du Bureau exécutif de l’OGBL.
Reconnaissance et valorisation du métier
L’OGBL a présenté dans ce contexte ses revendications concernant la nécessaire reconnaissance et valorisation du métier dans le secteur du nettoyage.
L’une des principales revendications de l’OGBL porte sur la création d’une formation professionnelle débouchant sur un diplôme de niveau CCP. Une telle formation permettrait de mieux reconnaître les compétences et le savoir-faire des salariés du secteur, tout en constituant une véritable plus-value pour les travailleurs et un atout majeur pour renforcer l’attractivité du métier.
L’accès au chômage pour les contrats de moins de 16 heures
Les échanges ont également porté sur la question du droit à l’indemnisation du chômage. Actuellement, les contrats de travail d’au moins 16 heures par semaine permettent, dans les conditions prévues par la législation, d’ouvrir un éventuel droit à l’indemnité de chômage en cas de perte d’emploi.
Or, dans le secteur du nettoyage, les contrats de moins de 16 heures par semaine sont une réalité pour de nombreux salariés. Beaucoup d’entre eux cumulent plusieurs contrats à temps partiel afin de parvenir à un volume de travail équivalent à un temps plein.
Ainsi, en cas de perte de l’un de ces contrats de moins de 16 heures par semaine, un salarié peut se retrouver sans droit à une indemnité de l’ADEM dans le cadre de la perte de ce contrat, malgré l’impact financier que celle-ci peut représenter.
L’OGBL a donc présenté sa revendication visant à permettre l’ouverture d’un droit au chômage également pour les salariés concernés par la perte d’un contrat de moins de 16 heures par semaine.
Poursuite des échanges
Compte tenu de l’importance de ces enjeux pour les salariés du secteur, l’OGBL et déi gréng ont convenus de poursuivre les échanges sur ces différentes questions.
L’objectif est de contribuer à améliorer les conditions de travail et la protection sociale de dizaines de milliers de salariés du secteur du nettoyage, ainsi qu’à renforcer la reconnaissance et l’attractivité de ce métier.
Communiqué par le syndicat Nettoyage de l’OGBL et déi gréng, le 2 octobre 2026
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