À la demande de l’OGBL, une entrevue a eu lieu le 20 octobre 2026 avec le parti déi Lénk, représenté par la co-porte-parole du parti, Carole Thoma ; les députés Ana Correia da Veiga et Gary Diderich ; l’ancien député et conseiller communal de Esch-sur-Alzette, Marc Baum ; et le coprésident de la Coordination nationale de déi Lénk, Ben Muller.
L’OGBL était représenté lors de cette rencontre par la présidente de son syndicat Nettoyage, Dores de Azeredo ; les deux vice-présidentes, Éliane Sanfilippo-Camine et Karine Kurczoba ; la secrétaire centrale en charge du syndicat, Sonia Neves ; le secrétaire central adjoint, Andrea Spigarelli ; ainsi que Jean-Luc De Matteis, membre du Bureau exécutif de l’OGBL.
Reconnaissance et valorisation du métier
L’OGBL a présenté dans ce contexte ses revendications dans le cadre de la nécessaire reconnaissance et valorisation du métier dans le secteur du nettoyage.
L’OGBL a notamment souligné l’importance de reconnaître les compétences professionnelles et l’expérience acquise par les salarié.e.s tout au long de leur carrière.
L’une des principales revendications porte sur le développement et la valorisation des formations professionnelles, notamment celles débouchant sur un diplôme de niveau CCP, afin de renforcer la reconnaissance des qualifications et l’attractivité du métier.
Dans ce contexte, l’OGBL a également présenté la proposition de modification législative portée au niveau de la Chambre des salariés (CSL), visant à permettre aux salarié.e.s de bénéficier du salaire social minimum qualifié après dix années d’expérience professionnelle dans leur métier.
Cette mesure constituerait une avancée importante pour les salarié.e.s du secteur, dont les compétences et le savoir-faire acquis au fil des années ne sont pas toujours reconnus à leur juste valeur.
L’accès au chômage pour les contrats de moins de 16 heures
Les échanges ont également porté sur la question du droit à l’indemnisation de chômage.
Actuellement, seuls les contrats de travail d’au moins 16 heures par semaine permettent, dans les conditions prévues par la législation, d’ouvrir un éventuel droit à l’indemnité de chômage en cas de perte d’emploi.
Or, dans le secteur du nettoyage, les contrats de moins de 16 heures par semaine sont une réalité pour de nombreuses et nombreux salarié.e.s. En effet, beaucoup d’entre elles et d’entre eux cumulent plusieurs contrats à temps partiel afin de parvenir à un volume de travail équivalent à un temps plein.
Ainsi, en cas de perte de l’un de ces contrats de moins de 16 heures par semaine, un ou une salarié.e peut se retrouver sans droit à une indemnité de l’ADEM dans le cadre de la perte de ce contrat, malgré l’impact financier que celle-ci peut représenter.
L’OGBL a donc présenté sa revendication visant à permettre l’ouverture d’un droit au chômage dès une heure de travail par semaine, sous réserve des autres conditions légales.
Cette revendication vise à garantir une meilleure protection sociale aux salarié.e.s du secteur, particulièrement exposé.e.s aux contrats à temps partiel et à la précarité.
Amélioration des conditions de travail
La rencontre a également été l’occasion d’aborder les conditions de travail dans le secteur du nettoyage, notamment les temps de travail fragmentés, les charges de travail importantes, les contrats à temps partiel et les difficultés rencontrées quotidiennement par les salarié.e.s.
L’OGBL a rappelé la nécessité de garantir le respect des conventions collectives de travail et d’améliorer les conditions de travail dans un secteur essentiel au bon fonctionnement de notre société.
La question des marchés publics a également été mise en avant. Pour l’OGBL, l’attribution des marchés devrait davantage tenir compte des critères sociaux, de la qualité de l’emploi et des conditions de travail des salarié·e·s, et ne pas reposer uniquement sur le prix le plus bas.
Initiatives parlementaires et poursuite des échanges
déi Lénk s’est engagé à prendre des initiatives parlementaires afin de soutenir les revendications exprimées par l’OGBL, notamment la reconnaissance et la valorisation du métier. déi Lénk a également rappelé s’être toujours engagé pour le droit des salarié.e.s de bénéficier du salaire social minimum qualifié après 10 ans d’expérience dans le métier d’agent de nettoyage.
Compte tenu de l’importance de ces enjeux pour les salarié.e.s du secteur, l’OGBL et déi Lénk ont convenus de poursuivre les échanges sur ces différentes questions.
L’objectif est de contribuer à améliorer les conditions de travail et la protection sociale de dizaines de milliers de salariés du secteur du nettoyage, ainsi qu’à renforcer la reconnaissance et l’attractivité de ce métier.
Communiqué par le syndicat Nettoyage de l’OGBL et déi Lénk, le 26 octobre 2026
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