6 octobre 2017

Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail : L’OGBL s’oppose à la fermeture de l’agence de Thionville et à la suppression de nombreux points d’accueils en Moselle

L’OGBL a appris récemment que le conseil d’administration de l’organisme français qu’est la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) envisage, dans le cadre de la politique des services de retraite à l’horizon 2019, un regroupement des agences de Metz et Thionville et la suppression de 6 points d’accueil sur les 11 existants.

Ce projet de regroupement des agences de Metz et Thionville va pénaliser tous les bénéficiaires de la CARSAT dans ce vaste bassin d’emplois que constitue le sillon mosellan. Il existe actuellement 3 agences en Moselle: Forbach, Metz et Thionville.

Ce projet vise à en maintenir uniquement 2 pour la Moselle. Outre le fait que de nombreux résidents français devront se déplacer à Metz (devant ainsi parcourir jusqu’à 30 km de plus) pour effectuer leur démarches, l’OGBL rappelle que sur le sillon mosellan, il y a plus de 60 000 frontaliers français qui sont de futurs bénéficiaires de retraite mixte et qui seront ainsi privés d’une agence de proximité pour traiter des dossiers et des situations complexes.

D’après nos informations, une agence signifie concrètement une présence quotidienne (accueil libre le matin et sur rendez-vous l’après-midi) avec traitement immédiat des dossiers par du personnel permanent. Il est question de remplacer ce type d’agence par un simple point d’accueil. Ce qui signifie, une permanence au rythme d’une à deux fois par semaine, dans des locaux municipaux, par un conseiller CARSAT qui se déplacera de point d’accueil en point d’accueil.

Sur la population que constituent les frontaliers travaillant au Luxembourg, il y aura dans les années qui viennent de plus en plus de départ en retraite. Pour preuve, les chiffres globaux: fin août 2016, la caisse de retraite comptait 7 000 dossiers en instance et un an plus tard il y en avait 12 000 en attente.

La deuxième ville de Moselle, c’est-à-dire Thionville, constitue par ailleurs un cas particulier, du fait de la grande proportion de salariés frontaliers arrivant en retraite et présentant des dossiers complexes en raison des différentes législations nationales et européennes qui impactent le traitement de leurs dossiers de retraite. Un accueil physique de proximité est indispensable pour éviter de ralentir encore davantage le traitement des carrières mixtes et pénaliser les bénéficiaires.

Le conseil d’administration de la CARSAT a évoqué la difficulté d’accès des locaux actuels à Thionville pourtant bien connus des bénéficiaires (puisque la fréquentation est dans la moyenne). Ne serait-il pas plus pragmatique, dans ce cas, de changer de local ?

D’autre part, d’un point de vue général, il est prévu dans le cadre de la réforme de la « politique de proximité des services de retraite » de supprimer 6 points d’accueils sur les 11 existants en Moselle. Ceci constitue une très mauvaise nouvelle pour les salariés frontaliers et les futurs retraités. De plus, transférer cette activité complexe aux Maisons de services au public, animés par des jeunes sans expérience solide, risque d’être catastrophique pour les bénéficiaires.

Par conséquent, l’OGBL s’oppose à toute mesure qui viserait à priver les futurs retraités à un accès facile et de proximité aux professionnels de la CARSAT et demande à ce que l’agence de retraite de Thionville, essentielle pour les travailleurs frontaliers français, soit maintenue et que, sur les zones à forte densité de travailleurs frontaliers français, les Points d’Accueil Retraite (PAR) soient préservés.

Communiqué par l’OGBL
le 6 octobre 2017

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