18 décembre 2015

Entrevue avec la ministre de la Santé sur les laboratoires hospitaliers

entretien_mutsch_santeÀ l’occasion d’une entrevue entre la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, et les représentants du syndicat santé, services sociaux et éducatifs de l’OGBL, le principal sujet abordé fut la mutualisation des laboratoires hospitaliers en général, et l’externalisation de l’activité ambulatoire des laboratoires hospitaliers des Hôpitaux Robert Schuman, en particulier.

L’OGBL a rappelé que le secteur de la santé est un service public non marchand, financé par des fonds publics. Ce principe devrait absolument être maintenu et défendu à l’avenir par tous les acteurs, également par le gouvernement luxembourgeois.

Dans le débat autour d’une mutualisation des laboratoires hospitaliers, le syndicat santé, services sociaux et éducatifs de l’OGBL, ensemble avec le personnel concerné, plaide pour le maintien de l’activité actuelle des laboratoires dans les établissements hospitaliers et dans le cadre de la convention collective de travail des hôpitaux (CCT FHL). La ministre de la Santé a rappelé que selon la convention collective susmentionnée qu’en cas de reprise d’un service d’activité d’un établissement membre de la FHL par un autre employeur non-membre de la FHL des licenciements collectifs ou individuels pour un motif non inhérent à la (aux) personne(s) du (des) salarié(s) ne sont pas admis pour une durée de 10 ans à partir de la date de la reprise. Par ailleurs, le salarié est protégé dans tous ses droits contractuels et conventionnels.

La ministre de la Santé a fait remarquer que d’un point de vue légal il faudra distinguer entre les activités ambulatoires (prises de sang sur des patients non-stationnaires) et les activités hospitalières (patients hospitalisés) prestées dans les laboratoires des hôpitaux. La mutualisation ne pourrait de toute façon se faire que sur les activités hospitalières. Lydia Mutsch informe les représentants de l’OGBL qu’il n’y a actuellement dans ce contexte aucune volonté politique d’externaliser ces activités hospitalières en dehors du secteur hospitalier.

Néanmoins, les représentants du syndicat santé, services sociaux et éducatifs revendiquent également le maintien de l’activité ambulatoire dans les laboratoires hospitaliers.
Selon l’OGBL, l’action isolée de la direction des Hôpitaux Robert Schuman de vendre l’activité ambulatoire des laboratoires hospitaliers à la société privée «Laboratoires Réunis» constitue non seulement une attaque sur le secteur de santé public et non marchand, mais également sur l’intégrité de la convention collective de travail.
Lydia Mutsch a rappelé qu’elle n’a, à ce stade, aucune possibilité d’intervenir juridiquement dans ce cas de figure spécifique.

Pourtant la ministre de la Santé partage la position de l’OGBL, à savoir qu’il s’agit ici d’une tendance regrettable pour un secteur à vocation de service public et d’intérêt général. Si, selon un point de vue purement économique, la démarche est compréhensible, il importe pour la ministre que le patient soit placé au centre des préoccupations.

L’OGBL s’oppose catégoriquement à toute tentative d’externaliser des activités directement liées au bien-être du patient et aux conditions de travail des salariés du secteur.

Les salariés, ensemble avec leur syndicat, vont défendre le maintien des valeurs essentielles du secteur de la santé ainsi que leur convention collective de travail avec tous leurs moyens syndicaux.

La ministre a encore souligné que le contrôle de qualité externe des analyses de laboratoire effectué par le Bureau de contrôle de qualité tant dans les laboratoires hospitaliers que dans les laboratoires privés sont d’un niveau de qualité élevé et qu’elle veillera au maintien de cette qualité dans l’intérêt de la santé des citoyens.

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