6 Februar 2018

Formation professionnelle

La réforme de la réforme dans sa dernière ligne droite

Lehrlings-AusbildungEn date du 25 janvier 2018, une délégation du syndicat Education et Sciences (SEW) de l’OGBL a rencontré le directeur du Service de la Formation Professionnelle (SFP), Monsieur Jean-Marie Wirtgen, pour discuter des dernières adaptations à faire dans le cadre de la réforme de la réforme de la formation professionnelle.

Si le SEW/OGBL soutient les efforts récents consentis par le service de la formation professionnelle en ce qui concerne notamment la réintroduction de l’évaluation par points, il reste un certain nombre de dossiers qui nécessitent des clarifications avant de trouver l’accord du SEW/OGBL.

- Accès aux études supérieures: En 2017, le MENJE s’était engagé formellement à accorder un accès aux formations du BTS luxembourgeois à tous les élèves ayant réussi le PIF (projet intégré final) de rattrapage du mois d’octobre et ceci dans la limite des places disponibles. A l’heure actuelle, cet engagement de la part du MENJE n’a toujours pas été acté officiellement. Le SEW/OGBL conteste également le fait que les modules préparatoires soient considérés comme des modules facultatifs, ce qui a pour conséquences que les directions de lycées ne sont pas obligées de proposer des rattrapages aux élèves en échec. Le SEW/OGBL rappelle que la réussite de TOUS les modules préparatoires est impérative pour l’accès aux études supérieures et que la réglementation actuellement en vigueur est particulièrement défavorable aux élèves en échec partiel.

- Journée de rattrapage: A l’instar des épreuves de fin d’études secondaires dans l’ESC (enseignement secondaire classique) et l’ESG (enseignement secondaire général), le SEW/OGBL attend toujours du MENJE qu’il accorde le droit à une journée de repêchage aux élèves de la formation professionnelle en cas d’absence, pour raisons médicales, à une partie limitée de leur épreuve terminale.

- Formation DAP plein temps: Le SEW/OGBL demande à ce qu’une analyse sur les avantages et les désavantages d’une formation DAP (diplôme d’aptitude professionnelle) à plein temps par rapport à une formation DAP concomitante soit effectuée par une commission neutre.

- Brevet de technicien supérieur (BTS) concomitant: Le SEW/OGBL insiste sur l’importance de la création d’un tel BTS dans la perspective d’une valorisation de la formation professionnelle.

- Auditoires: Le SEW/OGBL dénonce le fait qu’un certain nombre de lycées soient obligés de regrouper, sous forme d’auditoires, des élèves de formations différentes, alors que les élèves de ces formations ont souvent des périodes de stage différentes et sont donc absents des cours à des périodes différentes. Cette situation provoque des problèmes pédagogiques et organisationnels tant pour les enseignants que pour les élèves concernés. Le SEW/OGBL demande à ce que les lycées concernés puissent obtenir une augmentation de leur contingent d’heures afin d’éviter la création de tels auditoires.

- Durée des modules: Le SEW/OGBL conteste le fait qu’un module doive absolument durer un semestre. Pour certains modules comme «gestion de projets» en classe terminale de la division administrative et commerciale, ou encore le «PIF» dispensé tout au long d’une année, une organisation sous forme de module annuel ferait sens. Le MENJE s’est montré ouvert à cette possibilité, d’autant plus que la réglementation en vigueur ne prévoit pas spécifiquement une durée précise au niveau des modules.

- Le projet intégré final (PIF): Le SEW/OGBL dénonce le fait que les responsables du MENJE ont élaboré un nouveau modèle de PIF se déroulant tout au long de l’année scolaire sans consulter aucunement les enseignants engagés dans un projet pilote similaire au sein de la formation du technicien en informatique. Le SEW/OGBL pose la question de l’utilité de projets pilotes si les expériences précieuses et les connaissances approfondies sur les meilleures pratiques à mettre en œuvre, issues de ses projets pilotes, ne sont pas prises en compte dans les décisions ministérielles.

Le SEW/OGBL demande donc

  • que les revendications des acteurs centraux que sont les enseignants impliqués soient intégrées à part entière dans les discussions en cours et qu’il soit tenu compte de leurs propositions dans la nouvelle réglementation en cours d’élaboration,
  • que les équipes curriculaires puissent pouvoir décider de la manière dont le(s) module(s) du PIF doivent être évalués,
  • que l’équipe d’évaluation du PIF, composée d’enseignants, de représentants des chambres professionnelles et d’experts externes, puisse intervenir dans l’évaluation continue du/des module(s) du PIF,
  • que la durée de validité du/des module(s) du PIF soit limitée sur une année scolaire et qu’en cas de non-réussite du bilan final, voire du PIF, la direction ait la possibilité de réinscrire les élèves concernés dans ce(s) module(s).

Finalement, le SEW/OGBL demande à aviser les futurs projets de loi et projets de règlements grand-ducaux concernant la formation professionnelle à l’instar des chambres professionnelles et autres acteurs concernés.

Communiqué par le syndicat Education et Sciences (SEW) de l’OGBL
le 6 février 2018

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