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Comment financer la sortie de la crise?

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L’OGBL est conscient qu’une politique économique de soutien à la demande, d’aides directe aux entreprises et de la sécurisation sociale du pouvoir d’achat et de l’emploi nécessite une capacité financière élevée de la part de l’État.

L’emprunt supplémentaire déjà contracté par le gouvernement était une bonne décision. Mais il ne sera pas suffisant. En raison du niveau toujours faible de la dette publique et de la situation favorable des taux d’intérêt (taux d’intérêt négatifs !), il y a encore moyen d’emprunter davantage. Il convient d’exploiter cette possibilité.

Pour l’OGBL, une dette de plus de 30%, et si nécessaire même jusqu’à 40% du PIB, serait acceptable. En Allemagne, les mesures d’aide actuelles devraient déjà – selon le ministre fédéral des finances – faire passer le taux d’endettement de 60 % à plus de 75 % du produit intérieur brut, avant même que le plan de relance économique annoncé pour la période d’« après-crise » soit mis en œuvre.

Le gouvernement luxembourgeois devrait préconiser au niveau européen une suspension prolongée des règles budgétaires en attendant une révision plus fondamentale de ces règles. La crise actuelle a clairement montré les limites d’un cadre européen qui se concentre sur la limitation de la dette et des dépenses publiques.

L’OGBL soutient également la proposition d’introduire des « coronabonds » au niveau européen.

Dans le cadre du Plan national intégré pour l’énergie et le climat (PNEC) et du «Green Deal» au niveau européen, l’OGBL exige la mise en place d’un processus tripartite de « transition juste » pour accompagner la transition écologique et éviter qu’elle n’entraîne de nouvelles injustices sociales ou des pertes d’emplois.

Malgré la marge de manœuvre qui existe et qui doit être exploitée, l’OGBL est également conscient que l’État ne doit pas perdre sa capacité budgétaire dans la période d’après-crise – en ce qui concerne les investissements à long terme et la politique sociale – à cause d’un endettement excessif.

L’OGBL ne privilégie donc généralement pas la gestion de la crise par des réductions d’impôts, en dehors des améliorations spécifiques pour les petits et moyens revenus mentionnées ci-dessus.

En tout état de cause, compte tenu du montant des aides reçues pendant la crise, une nouvelle réduction de l’imposition des entreprises n’est en aucun cas justifiable. Ce serait totalement contre-productif et, de plus, cela ne rendrait pas justice au fait qu’il existe également des secteurs de l’économie qui étaient touchés par la crise dans une mesure limitée ou pas du tout, ou qui se redresseront relativement rapidement, et qu’il existe même des secteurs où la crise a fait des gagnants et où l’économie a réalisé des profits supplémentaires.

L’OGBL continue de croire qu’il est nécessaire d’arrêter la course vers le bas des taux marginaux d’imposition des sociétés et d’entreprendre une réorientation fondamentale qui intègre des critères liés au développement durable (impact environnemental et climatique, promotion de l’économie circulaire, etc.)

Le budget de la défense doit être réduit et les projets de loi sur le satellite militaire, dont le coût est désormais estimé à 350 millions d’euros, et sur l’avion ravitailleur multi-fonction dans le cadre du programme « Multi-role Tanker Transport »  (coût de 600 millions d’euros) doivent être retirés.

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