6 novembre 2017

Entretien avec le ministre du Travail

Reclassement et préretraite pour travail posté non adaptés au secteur de la santé et au secteur social

ORG_DSC04522Sur demande du Syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs de l’OGBL, il y a eu récemment une entrevue avec le ministre du Travail Nicolas Schmit. En vue du prochain vote sur la réforme prévue des lois sur toutes les règlementions de préretraite, les représentants des syndicats se sont réunis, afin d’exprimer leurs préoccupations au sujet des répercussions sur les salariés du secteur de la santé et du secteur social.

En effet, c’est bien dans ces secteurs que les salariés sont exposés à des conditions de travail physiquement et psychiquement dures ainsi qu’à des modèles de temps de travail très flexibles. Nombreux sont ceux qui, ayant travaillé pendant des années régulièrement en urgences ou en travail posté dans le secteur hospitalier luxembourgeois, recourent à la préretraite.

Avant tout la réglementation proposée d’une quote-part de 20% de travail de nuit par rapport au temps de travail mensuel est un sérieux obstacle pour l’OGBL. Pour une moyenne d’heures de travail mensuel seraient exigées 4 à 5 nuits. Ceci pourrait, dans le cas d’une interprétation stricte, signifier l’exclusion de presque tous les salariés de services normaux, qui n’ont pas régulièrement, c’est-à-dire mois après mois, pendant 20 ans effectué le taux minimum de 20% de leur travail en travail de nuit. En outre, le Syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs de l’OGBL pense qu’il est très difficile de prouver exactement le temps de travail posté et de travail de nuit sur 20 ans.

Le ministre du Travail s’est montré compréhensif par rapport aux conséquences de cette règlementation, notamment dans le secteur de la santé et le secteur social. Cependant a-t-il refusé une amélioration du projet de loi vu son avancement au niveau de la procédure. D’un autre côté, le ministre Schmit s’est engagé à trouver une solution pragmatique par rapport à la règlementation des 20% dans le traitement direct des demandes de préretraite.

Au sujet de la «préretraite solidarité», qui doit être abolie avec la réforme discutable en ce point, le ministre du Travail a précisé, que celle-ci reste en vigueur jusqu’à la fin de la nouvelle convention collective. Ainsi des demandes, qui sont faites jusqu’à la fin du délai des deux conventions collectives FHL et SAS, peuvent être traitées et le cas échéant accordées.

Notamment les représentants de l’OGBL ont attiré l’attention du ministre du Travail sur une nette discrimination dont souffrent les personnes qui se trouvent en reclassement pour des raisons de santé,. D’un côté, par la signature des nouvelles conventions sociales FHL et SAS, de nombreuses inégalités entre les différentes professions, en ce qui concerne leurs salaires, ont pu être abolies. D’un autre côté, il est impossible pour les personnes qui se trouvent en reclassement, de profiter de ces augmentations de salaires. Ainsi cette injustice ne continue non seulement d’exister pour les salariés concernés, mais elle va encore s’aggraver.

Le ministre Schmit s’est montré compréhensif par rapport à cette demande et a assuré à l’OGBL, qu’il allait s’engager afin de remédier le plus rapidement possible à cette discrimination.

Communiqué par le syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs de l’OGBL
le 6 novembre 2017

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