20 novembre 2018

Coopération entre l’ONG OGBL Solidarité syndicale, l’UNTC-CS, l’OGBL et la FACVL

Un accord signé en vue de la création d’un Centre de formation syndicale et professionnelle au Cap-Vert

Photo_accord_Cap_Vert_3L’ONG OGBL Solidarité syndicale, l’UNTC-CS (l’Union Nationale des Travailleurs du Cap-Vert – Centrale Syndicale: la plus importante confédération syndicale du Cap-Vert), l’OGBL et la FACVL (la Fédération des Associations Capverdiennes du Luxembourg) ont signé le 19 novembre 2018 un accord de coopération et de financement pour la création d’un Centre de formation syndicale et professionnelle au Cap-Vert, qui devrait voir le jour en mai 2021. Etaient présents lors de la signature de l’accord: Joaquina Almeida, secrétaire générale de l’UNTC-CS; Jean-Claude Reding, président de l’ONG OGBL Solidarité Syndicale; André Roeltgen, président de l’OGBL; Antónia do Rosário, vice-présidente de la FACVL; Armand Drews, chef de projet auprès de l’ONG OGBL Solidarité Syndicale; Albertina Ferreira, vice-présidente de la Commission des Femmes Syndicalistes de l’UNTC-CS et Sónia Neves, membre de l’ONG OGBL Solidarité Syndicale.

Un investissement d’un million d’euros

Le centre de formation, qui sera construit dans le quartier du Plateau à Praia, la capitale du Cap-Vert, coûtera un million d’euros et sera financé à 80% par le ministère de la Coopération du Luxembourg et à 20% par l’ONG OGBL Solidarité syndicale. Les formations seront dispensées dans les neuf îles habitées de l’archipel.

Pour Jean-Claude Reding, «une des façons de lutter contre la globalisation sauvage est de développer le syndicalisme dans le monde, d’où l’importance de créer ce centre de formation. Et nous le faisons au Cap-Vert, parce que nous avons des liens profonds avec ce pays, d’où est issue une partie importante de notre immigration.»

Priorité aux femmes et aux jeunes

Photo_accord_Cap_Vert_2Joaquina Almeida a expliqué que ce nouveau centre servira «à former des dirigeants syndicaux pour renforcer le dialogue social et les négociations collectives, mais aussi la défense et la promotion de la protection sociale des travailleurs capverdiens.»

Selon la syndicaliste, «il y aura une discrimination positive particulière en faveur des femmes, car elles représentent plus de la moitié de la population. Mais comme elles sont souvent les cheffes de famille, aussi dans les familles monoparentales, elles participent peu à la vie active et syndicale. Notre syndicat compte     30 000 membres et moins de 20% sont des femmes».

«Le centre de formation accueillera des travailleurs, des chômeurs et des jeunes récemment diplômés de l’université qui ne trouvent pas du travail», a ajouté la syndicaliste, en affirmant que pour cette raison, «nous donnerons également une attention spéciale aux jeunes, car 40% d’entre-eux sont au chômage» (sur une population totale d’environ 540 000 habitants).

L’UNTC-CS est la plus grande et ancienne confédération syndicale du Cap-Vert, englobe 20 syndicats, et développe une coopération avec l’OGBL depuis 1990.

André Roeltgen s’est félicité de la signature de cet accord et a rappelé que « l’OGBL a pour tradition de promouvoir la coopération avec les syndicats des pays d’où proviennent les travailleurs immigrés du Luxembourg, car nous nous intéressons aux particularités de nos membres.»

Des formations en langues et pour le tourisme doux

Photo_accord_Cap_Vert_1Armand Drews, chef de projet auprès de l’ONG OGBL Solidarité Syndicale, a expliqué que le conseil d’administration du centre de formation sera composé par un représentant de chacun des signataires du projet. Le centre comptera également une commission consultative qui comportera une plateforme des ONG actives sur le territoire du Cap-Vert.

Le responsable du projet a encore une fois résumé la mission du centre : «Nous voulons mettre en place des formations dans les langues et dans le tourisme doux, car le tourisme est un secteur important pour le pays. Les cours devraient suivre le même modèle que les cours pour adultes proposés par la Chambre des salariés du Luxembourg (CSL). Mais nous devons d’abord définir avec l’UNTC-CS la structure du centre et le programme des formations. La mission du centre est de développer les compétences des syndicalistes et des travailleurs cap-verdiens, mener une politique de promotion du travail et du droit du travail, promouvoir la protection sociale, renforcer le dialogue social et ainsi, à terme, réussir à réduire la pauvreté et l’exclusion sociale au Cap-Vert».

Pour célébrer la signature de cet accord, une «Journée capverdienne» avait été organisée le 17 novembre 2018 à Lamadelaine par l’ONG OGBL Solidarité syndicale, avec pour objectif notamment de récolter des fonds pour la construction du centre de formation. Une soirée qui a connu un franc succès.

Enfin, pour rappel, l’ONG OGBL Solidarité syndicale mène également des projets au Ghana, au Burkina Faso et en Bolivie.

Communiqué par l’OGBL
le 20 novembre 2018


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