2 décembre 2015

Administration des Ponts et Chaussées

La sécurité des salariés ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la politique d’austérité

teaserbreitL’OGBL revendique la présence obligatoire du passager lors des travaux de service hivernal

L’administration des Ponts et Chaussées a ordonné que le service hivernal à venir sera à effectuer sans passager, par le seul conducteur. Des exceptions ne peuvent être accordées que sous les trois conditions suivantes:

  • Le tronçon à traiter doit être composé avant tout de routes étroites et sinueuses;
  • Il faut qu’il y ait de fortes chutes de neige;
  • Le chasse-neige doit être monté sur le véhicule.

Finalement c’est la direction qui prend la décision à savoir si un tracé remplit les conditions ci-dessus en cas de chutes de neige, ceci par l’intermédiaire d’un livret de route obligatoire. Mais les livrets de route sont établis par les supérieurs.

La direction argumente également que tous les véhicules sont équipés d’un GPS et d’un téléphone mobile pour la localisation et la communication. Le GPS intégré permet également une automatisation des travaux d’épandage. Le système est sensé garantir la détermination automatisée du moment d’épandage et de la quantité répartie. Un passager serait ainsi superflu.

Les délégués de l’OGBL se rendent cependant compte que la réalité ne correspond pas à cette rhétorique technocrate. Le système GPS mentionné n’est pas installé à bord de tous les véhicules. Plus grave encore: en cas d’urgence, il n’y a personne pour repérer les consoles GPS, afin de pouvoir garantir une intervention la plus rapide possible des services de secours.

En plus les conducteurs doivent-ils en permanence surveiller et manipuler l’écran qui dirige le véhicule avec tout son équipement. Ceci demande une extrême concentration au conducteur, étant donné que les consoles ne se trouvent ni dans le champ de vision direct du conducteur, ni sont montés à portée du conducteur et deuxièmement, comme les capacités de conduite du conducteur sont extrêmement sollicitées lorsque la visibilité est mauvaise et le tracé de la route compliqué.

En plus, les zones de verglas doivent être prétraitées manuellement, afin de permettre le déplacement sûr du véhicule d’épandage. Le conducteur ne peut cependant pas travailler en même temps à l’intérieur et à l’extérieur de la cabine de conduite. Ceci doit être fait par le passager. L’OGBL émet également des doutes, à savoir que le conducteur lui-même soit capable, en cas d’urgence sanitaire ou lors d’un accident sur la route, d’utiliser lui-même le téléphone mobile pour appeler les secours!

Le système GPS n’est pas complètement opérationnel. Il ne rend nullement le travail des salariés plus facile et ne peut en aucun cas garantir la sécurité des salariés. Des trajets entiers sont à classer comme dangereux, lorsque les conditions météo sont mauvaises.

L’OGBL exige que l’administration des Ponts et Chaussées ne prenne pas seulement au sérieux la sécurité et la santé du personnel, mais aussi celles des usagers de la route. L’OGBL revendique la présence obligatoire du passager pendant les travaux de service hivernal!

Réduction de personnel au détriment de la sécurité et de la santé des salariés de l’État!

L’OGBL voit la suppression du passager comme le symptôme d’une fausse politique d’économies de la part du gouvernement. Les règles mentionnées ci-dessus ne comptent pas pour les entreprises privées qui sont chargées du service hivernal. Celles-ci roulent par exemple uniquement avec passager.

Les Ponts et Chaussées ont un potentiel d’économies. Mais le gouvernement ne peut pas faire des économies sur le dos des salariés et des usagers de la route!

Communiqué par le Syndicat Services publics de l’OGBL
le 2 décembre 2015

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