27 janvier 2021

Réindexation des allocations familiales: ouf, enfin ! Mais, ceci dit …

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Lors de la réunion de la commission parlementaire de la Famille et de l’Intégration qui s’est tenue le 26 janvier 2021, la ministre de la Famille a annoncé que le gouvernement prévoit de réintroduire un mécanisme d’adaptation régulière des allocations familiales au coût de la vie à partir du 1er janvier 2022.

L’OGBL prend acte du fait que le gouvernement envisage désormais de réintroduire un tel mécanisme plus tôt que ne le prévoyait encore l’accord de coalition, à savoir en fin de mandat — le 1er janvier 2024 avait ainsi été évoqué à un moment donné. La pression inlassable exercée par l’OGBL depuis un certain nombre d’années semble donc enfin porter ses fruits.

Toutefois, la question suivante s’impose: pourquoi le gouvernement souhaite-t-il encore attendre un an au lieu de réintroduire un tel mécanisme dès à présent? Dans le contexte de la crise causée par la pandémie de Covid-19, il importe en effet de soutenir le pouvoir d’achat des ménages, sachant que de nombreux salariés ont subi des pertes de revenu suite aux différentes mesures gouvernementales visant à endiguer le coronavirus. Les gens ont besoin d’un coup de pouce dès à présent, et pas seulement dans un an.

Il ne faut pas oublier non plus que le mécanisme qu’envisage d’introduire le gouvernement reste en-dessous de ce qui avait été convenu dans l’accord conclu le 28 novembre 2014 entre le gouvernement et les syndicats nationalement représentatifs. Cet accord prévoyait un mécanisme d’adaptation des prestations familiales au coût de la vie et à l’évolution des salaires. Le gouvernement n’a pas respecté cet accord par la suite.

Enfin, l’OGBL regrette que le gouvernement ne semble pas prévoir, pour l’instant, de compensations pour les pertes encourues depuis la désindexation des allocations familiales en 2006, qui s’élèvent à plus de 20%. L’OGBL rappelle à cet égard la proposition de la Chambre des Salariés consistant à prévoir une revalorisation minimale immédiate de 7,7% de toutes les prestations familiales, tenant compte ainsi de l’évolution des prix depuis 2014 (année où fut conclu l’accord entre gouvernement et syndicats). Une telle compensation partielle rétroactive serait une mesure de soutien du pouvoir d’achat des salariés et de leurs familles, qui viendrait au bon moment. L’OGBL demande qu’elle soit mise en œuvre immédiatement.

Communiqué par l’OGBL
le 27 janvier 2021

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