31 janvier 2013

Non à une réduction des indemnités des commissions d’examen !

Nous tenons en main une lettre du 17 décembre 2012 adressée par la secrétaire d’Etat Octavie Modert au ministre François Biltgen l’informant que ses services sont «occupés actuellement à  finaliser la mise en œuvre de la décision du Gouvernement en conseil du 20 septembre 2012 relative à la diminution de 25 % des indemnités servies aux agents de l’Etat dans le contexte du fonctionnement des commissions d’examen et d’autres commissions étatiques». La ministre poursuit qu’«avant de soumettre en janvier 2013 à l’approbation du Gouvernement en conseil une note détaillée quant à la mise en oeuvre technique de cette décision, les départements  ministériels sont invités de bien vouloir informer leurs services comptables respectifs, ainsi que ceux des administrations et services dans leurs compétences, de procéder à la réduction des 25 %  … à partir de l’exercice budgétaire 2013, même en l’absence au 1er janvier de règles techniques détaillées ainsi que dans le cas où la procédure de l’adaptation de toutes les bases légales ne sera pas encore achevée à cette date.»

Nous constatons

  • que le rapport sur la réunion du gouvernement en conseil du 20 septembre auquel se réfère cette lettre ne figure pas sur le site www. gouvernement.lu;
  • que même en l’«absence de l’adaptation de toutes les bases légales», la ministre Modert invite les départements ministériels  de procéder déjà à ladite réduction

Dès lors, nous nous  demandons:

  • si le Conseil de gouvernement du 20 septembre fut une réunion secrète dont les décisions étaient destinées à être camouflées jusqu’au dernier moment ?
  • si le gouvernement luxembourgeois et en particulier la ministre Modert et le ministre Biltgen n’ont plus besoin de respecter les procédures et bases légales?

Au-delà de la question de la légalité que nous venons de soulever, nous soulignons que ni  le gouvernement, ni  notre ministre de tutelle n’ont  jugé nécessaire d’informer les enseignants – que nous représentons –, et qui sont les premiers concernés par cette mesure.  Nos gouvernants  font ainsi preuve d’un comportement aux antipodes de la dignité et du respect.

De plus, cette mesure est totalement contre-productive puisque ce sont justement les enseignants les plus engagés qui seront pénalisés. Une vague de démissions des commissions d’examen, commissions nationales de programmes et de formations et des commissions d’expertise risque d’en être la conséquence.

Nous attendons que le gouvernement retire cette mesure injustifiée et nous invitons les enseignants à se tenir prêts pour des actions syndicales!

Luxembourg, le 31 janvier 2013

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