11 juillet 2017

L’ACL refuse la décision de justice

acl_camion_depannageL’OGBL se montre très étonné et sidéré par les reproches formulés aujourd’hui par le président du conseil d’administration de l’ACL, Yves Wagner. Jusqu’à ce jour, ce dernier n’a jamais pris la peine de dialoguer avec la déléguée concernée, la délégation entière et le syndicat signataire de la convention collective.

De plus, il ne prend pas en compte les très nombreuses pièces versées au dossier de justice qui contredisent les accusations de certains salariés (qui s’avèrent être surtout des chefs de service) contre la déléguée dans le cadre de sa mise à pied. Mais surtout, il récuse les deux jugements de justice (sur le maintien de salaire et sur la validité de la mise à pied) et met directement en cause la décision et la compétence des tribunaux compétents, ce qui est tout à fait effarant et rocambolesque.

L’OGBL est également étonné d’apprendre que les délégués du personnel légalement élus n’ont pas été dûment informés de cette conférence de presse, de même que toute une partie du personnel et notamment les personnes qui avaient témoigné en faveur de la déléguée mise à pied.

L’OGBL se montre encore étonné que d’autres salariés aient été appelés par un responsable pour les «motiver» à participer à cette conférence de presse, d’ailleurs officiellement annoncée comme manifestation de protestation. Cette façon de procéder des responsables est une forme de mise sous pression et reste dans la lignée des méthodes douteuses appliquées par cette direction.

L’OGBL est encore plus étonné du fait que des reproches graves sont formulés contre une déléguée du personnel élue sans que les plaignants n’aient été capables d’avancer des preuves en justice. Car le jugement du 3 juillet est très clair et il a été rendu par un tribunal indépendant suite à un débat contradictoire, lors duquel l’ensemble des parties en litige ont pu librement avancer leurs arguments. Un tribunal qui ne saurait être mis sous pression par une direction ou un président du conseil d’administration.

L’OGBL est aussi étonné que des salariés nouvellement embauchés qui n’ont pas directement travaillé avec la déléguée mise à pied aient été sollicités pour se prononcer contre celle-ci.

L’OGBL rappelle d’ailleurs que la déléguée mise à pied a elle-même porté plainte pour harcèlement moral contre la direction. L’OGBL a d’ailleurs, au cours des dernières années, à plusieurs reprises demandé à la direction et à Jean-Claude Juchem en particulier d’arrêter enfin de la mettre sous pression. Car cette pression et les tentatives de dégradation de ses fonctions ont commencé après la grève légale de décembre 2014.

L’OGBL rappelle aussi que M. De Felice qui critique avec véhémence le syndicat et la justice n’est pas un simple salarié, mais un membre de la direction.

L’OGBL rappelle aussi qu’un procès pour licenciement abusif d’un salarié a déjà été perdu par l’ACL et que deux autres procès se dérouleront à l’automne 2017. Quatre procès contre des salariés en un an, c’est inouï à l’Automobile Club !

La conférence de presse organisée aujourd’hui est une mise en scène de la direction et du président du CA pour justifier une prolongation de la mise à l’écart d’une déléguée du personnel, malgré leur cuisante défaite en justice.

L’OGBL continue par conséquent à revendiquer la réintégration immédiate de la déléguée du personnel pour que celle-ci puisse remplir le mandat qui lui a été conféré dans le cadre d’élections démocratiques.

Communiqué par le syndicat Services et Energie de l’OGBL
le 11 juillet 2017

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