8 février 2013

Comité national de l’OGBL: Situation économique et sociale, dialogue social, politique de l’emploi, industrie, constitution, logement, …

La réunion du Comité national de l’OGBL du 5 février 2013 avait un ordre du jour chargé et varié. D’emblée, le président de l’OGBL, Jean-Claude Reding, constate que la politique d’austérité en Europe et au Luxembourg rencontre de plus en plus de scepticisme. Même la très libérale OCDE commence à émettre des doutes sur l’efficacité de cette politique et constate que l’austérité à elle seule est incapable de redynamiser l’économie et d’assainir les budgets publics.

Au Luxembourg, le Statec a constaté que la baisse des investissements et de la demande domestique ont contribué au ralentissement économique. Et “baisse de la demande” est synonyme de “baisse du pouvoir d’achat” qui elle est due essentiellement à deux facteurs: politique d’austérité et augmentation de plusieurs catégories de prix administrés (tarifs des transports en commun, parking, chèques services, …).

Le Comité national s’est également penché sur le dialogue social, la politique de l’emploi, la politique industrielle, la politique du logement et la révision de la Constitution.

En matière de dialogue social, le Comité national demande au gouvernement de mettre en place d’urgence une méthode de consultation dans le cadre de la fixation des orientations budgétaires que le Luxembourg doit envoyer à Bruxelles au printemps de chaque année (“semestre européen”).

Par ailleurs, dans le secteur industriel, l’OGBL demande que le Haut Comité de l’Industrie soit enfin mis en place et ce sur une base tripartite, et que soit créé un institut de formation et de formation continue pour les métiers de l’industrie. Un tel institut sectoriel devrait aussi trouver sa place dans le cadre d’une refonte de la législation sur le maintien dans l’emploi permettant en amont aux salariés concernés par un licenciement collectif éventuel de bénéficier de formations en vue d’une transition vers un autre secteur industriel. D’ailleurs, pour l’OGBL la politqiue de maintien dans l’emploi devrait être une politique de prévention de licenciements collectifs au lieu d’être l’antichambre du plan social.

En matière de logement, l’OGBL est surpris qu’il soit prévu que la nouvelle société du développement urbain, qui est sensée remplacer le Fonds du logement et la Société nationale des habitations à bon marché soit une société commerciale dont un des buts sera de “procurer un bénéfice à ses actionnaires”. L’OGBL demande incessamment au gouvernement et au parlement de revoir leur copie et de faire en sorte que cette structure devienne un élément-clé garantissant l’accès au logement à des prix socialement justes.

En ce qui concerne la réforme de la Constitution nationale, le Comité national est d’avis qu’ il faudrait inscrire les droits sociaux fondamentaux, le droit de la négociation collective, une nouvelle formulation du droit de grève, le droit de cogestion des salariés dans les entreprises et qu’il faudrait donner au chambres professionnelles la place qu’elles méritent dans la Constitution.

Le Comité national s’est terminé avec un un rapport sur les membres de l’OGBL, leur nombre, l’évolution du nombre et les services que l’OGBL offre à ses membres.

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