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A l’occasion de la cinquième Journée mondiale pour le travail décent.

Pour les jeunes, l’avenir s’annonce sombre

Selon le rapport 2012 sur le travail publié par l’Organisation internationale du travail (OIT), il y a dans le monde près de 75 millions de chômeurs âgés de 15 à 24 ans. Ce chiffre a atteint son plus haut niveau depuis la crise et ne devrait pas diminuer d’ici 2016.

Au Luxembourg, le taux des demandeurs d’emploi dans la population âgée de moins de 24 ans est d’environ 12,5% (juillet 2012) et trois fois supérieur au taux de chômage pour l’ensemble de la population. Près de 34,6% des jeunes salariés ont un emploi temporaire contre seulement 6,2% de l’ensemble de la population salariée.

L’emploi des jeunes est particulièrement sensible aux cycles économiques. Les jeunes sont généralement les premiers à perdre leur emploi en période de contraction de l’économie et les derniers à en retrouver un lors des reprises économiques. Même pour les jeunes formés à un métier, l’accès rapide à un emploi à plein temps correctement rémunéré n’est plus garanti.

La précarité professionnelle n’est pas sans impact sur la vie familiale et sociale de nombreux jeunes: difficultés à s’assumer financièrement, dépendance vis-à-vis des parents et sentiment de dévalorisation. Les jeunes les plus vulnérables basculent ainsi dans une situation d’exclusion sociale qui risque d’être durable. Sans emploi ou enchaînant des boulots temporaires et précaires (CDD, stages non-rémunérés, contrats temporaires), beaucoup de jeunes se trouvent isolés et sans perspectives.

Pour agir concrètement et combattre ensemble la mise à l’écart des jeunes et leur précarité, l’OGBL demande:

  • des emplois décemment rémunérés et des conditions de travail réglées;
  • des stages et apprentissages proposés aux jeunes garantissant des revenus suffisants ainsi qu’une protection sociale;
  • une reconnaissance des acquis non formels et certification des expériences acquises pendant le stage, l’occupation d’étudiant ou dans le cadre d’une mesure d’emploi jeune;
  • une évaluation régulière de l’efficacité des programmes serait importante pour alimenter les décisions d’investissement et la conception de la politique;
  • le renforcement de l’encadrement et de l’orientation des jeunes éloignés du marché du travail;
  • l’introduction d’un modèle de type «taxe d’apprentissage» pour les entreprises permettant de financer les indemnités de l’apprentissage et les dépenses au développement de la formation professionnelle;
  • des formations obligatoires durant la période de chômage encourageant les jeunes chômeurs à suivre des programmes spéciaux de formation visant à faciliter leur insertion dans le marché de travail;
  • une évaluation quantitative des mesures pour l’emploi des jeunes (plan de formation et encadrement par le tuteur);
  • la création de nouveaux emplois de haute qualité;
  • l’inscription d’un droit d’accès à l’emploi pour les jeunes demandeurs d’emploi dans notre code du travail.

Lutter contre la précarité de l’emploi des jeunes, c’est donc se battre pour un meilleur emploi pour tous, aujourd’hui et demain. Les jeunes d’aujourd’hui constituent l’avenir de notre société. Les laisser en marge constituerait un véritable gâchis social et économique!

Communiqué par le Département des Jeunes de l’OGBL
le 5 octobre 2012

 

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